samedi 18 juillet 2009

R comme Rouge-Maison

- Château et ferme situés sur le plateau, au Nord de Vailly-sur-Aisne

- Le château de Rouge-Maison est aux mains des Allemands à partir de septembre 1914, les Alliés ne parvenant pas à remettre le pied sur le plateau dans cette zone, encore plus après le coup de main allemand de janvier 1915, qui leur assure quelques positions en rive gauche de l’Aisne.
- Le château est presqu’entièrement ruiné lors de ces premiers combats.

- Le 18 avril 1917, dans la soirée, le 355e RI (soutenu par les Tirailleurs sénégalais) s’empare des ruines du château. L’avancée française a été très difficile : on trouve en effet plusieurs creutes à proximité du château, qui dominent la pente et la vallée, dont la creute Prinz Frederick Karl.
- Début juin, les régiments qui combattent sur le Chemin des dames (secteur des Bovettes) y installent leur PC.

- En 1918, les soldats américains séjournent dans la zone, laissant leurs traces dans les creutes.

- Totalement détruit par le conflit, le château de Rouge-Maison est reconstruit, sur un emplacement légèrement différent de l’original.

Voir les cartes postales anciennes du château :
http://dumultien.over-blog.fr/


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mardi 14 juillet 2009

B comme Beaumarais


- Bois situé entre Craonne et l’Aisne (orthographié parfois « Beau Marais »)

- Pendant la majeure partie du conflit, le bois de Beaumarais est en secteur français, mais à proximité immédiate de la ligne de front (le 16 avril 1917, celle-ci passe dans la partie Nord du bois, entre Craonnelle et la ferme du Temple).

- « En avril 1915, le commandant Chassery [du 36e RI] prend l’initiative d’y construire avec les hommes du 3e bataillon [une] chapelle en bois dédiée à Jeanne d’Arc. Après la guerre, un monument à la mémoire des 3 000 tués du 36e RI a été élevé à l’emplacement de la chapelle en bordure de la D 89 entre Craonne et Pontavert. » (Lettre du Chemin des Dames, HS n°2)

- C’est un lieu de séjour fréquent pour les soldats français, qui y vivent dans des conditions très humides. « Nous sommes dans le Bois de Beau Marais, il est effectivement situé dans un marais. Il y a de l’eau partout, jusque dans nos gourbis en tôle ondulée cimentée. Il nous faut mettre des caillebotis partout. Il y a des canards sauvages qui font leur nid dans les joncs. » (Paul Clerfeuille, 273e RI, 11 avril 1918, cité dans la Lettre du Chemin des Dames, HS n°2)

- Le bois de Beau Marais souffre évidemment de nombreuses destructions et doit être totalement remis en valeur après la guerre.

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lundi 13 juillet 2009

J comme Jaurès (Louis)

- Soldat français
- (Dordogne) 1898 – Pernant 1918

- Le fils de Jean Jaurès (à ne pas confondre avec son oncle, qui porte le même prénom) s’engage dès 1915, à 17 ans. « Quand on a l’honneur d’être le fils de Jean Jaurès, on doit donner l’exemple : l’internationalisme philosophique n’est point incompatible avec la défense de la patrie quand la vie de celle-ci est en jeu. »

- En 1918, il est au Chemin des Dames, aspirant au 10e Bataillon de chasseurs à pied. Lors de l’offensive Ludendorff, il est gravement blessé le 3 juin, à Chaudun, près de Soissons ; il meurt peu après, à Pernant.

- Une stèle à son honneur est aujourd’hui dressée à Chaudun, sur la place du village.

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samedi 11 juillet 2009

C comme Cuissy-et-Gény


- Village du versant Sud du plateau (au Nord d’Oeuilly et de Pargnan)
- 70 habitants

- Le village de Cuissy et la ferme de Gény sont réunis en une seule commune au moment de la Révolution. La ferme est une abbaye fondée au XIIe siècle, transformée en ferme et en manufacture de teintures.
- Cuissy-et-Gény compte environ 130 habitants en 1914.



- Le village, récupéré par les Français en septembre 1914, est à proximité de la ligne de front, relativement à l’abri. Lui et ses creutes servent de point de départ et de lieu de repos aux combattants d’avril 1917.

- Après guerre, la population a fortement chuté : seulement 78 habitants au recensement de 1921 (un peu plus d’une centaine dans les années 1930).

mardi 7 juillet 2009

M comme Maizy

- Village de la rive gauche de l’Aisne, face à Beaurieux
- 400 habitants

- Près de 400 personnes vivent déjà à Maizy lorsque les Allemands franchissent l’Aisne fin août 1914. Après la reprise du village, Maizy devient un poste arrière pour l’armée française.

- C’est là où le commandant Bossut est inhumé une première fois, le 16 avril 1917, dans le cimetière communal.


- « Le 12 juin 1917, au petit matin, 3 mutins du 18e RI sont fusillés à Maizy.
Placé en réserve au moment de l'offensive Nivelle, le 16 avril 1917, le 18ème R.I. paya un très lourd tribut, à partir du 4 mai, lors de la prise de Craonne et du plateau de Californie : 40% de pertes. Plus tard, le 27 mai 1917, alors que le régiment venait d'être mis au repos à Villers-sur-Fère, apprenant qu'ils devaient remonter en première ligne, des incidents éclatèrent, les hommes refusèrent de monter dans les camions.
Les mutineries éclataient dans l'armée française. Au 18ème R.I., douze hommes furent déférés devant le conseil de guerre, le 7 juin, et cinq furent condamnés à mort pour "révolte sous les armes". L'un deux fut gracié, un autre [NDLA : Vincent Moulia] parvint à s'échapper (il sera d'ailleurs contraint de s'exiler en Espagne jusque dans les années 30) et trois furent fusillés. »

(Source : Mémorial virtuel du ChdD)

- Assez peu détruit en 1918, Maizy compte près de 350 habitants au recensement de 1921.

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samedi 4 juillet 2009

Beaulne (Mont de)


- Avancée du plateau du Chemin des Dames vers le Sud, juste au-dessus de Moussy-Verneuil.
- L’éperon de Beaulne qui sépare la vallée des Grelines et celle des hameaux de Beaulne et de Chivy.
- L’altitude est autour de 160 mètres (162 mètres maximum)

- De septembre 1914 à avril 1917, la ligne de front partage l’éperon.
- Les mitrailleuses allemandes installées sur les hauteurs bloquent les assauts français le 16 avril 1917 (146e et 153e RI). Mais les avancées dans le ravin des Grelines, vers Braye et au-delà de Chivy obligent les Allemands à reculer (en bon ordre) jusqu’au Chemin des Dames lui-même, où le front se fige jusqu’à l’automne.




(informations cartographiques réalisées à partir du JMO du 146e RI, avril 1917 page 20 :
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/img-viewer/26_N_695_006/viewer.html)

Extraits des carte et photographie aérienne provenant de l’IGN (Géoportail)

vendredi 3 juillet 2009

S comme Saint-Thomas

- Village localisé 5 kilomètres au Nord de Corbeny.
- 70 habitants

- Au-dessus de Saint-Thomas se trouve l’oppidum très vaste dit Camp des Romains (Vieux Laon). C’est sans doute le Bibrax cité par César dans la Guerre des Gaules.

- Saint-Thomas compte 120 habitants en 1914. Le village est occupé par les Allemands pendant toute la durée de la guerre et en subit les conséquences : réquisitions, travail forcé, évacuation avant l’offensive Nivelle.

- Les destructions ne sont pas considérables, liées surtout aux combats de 1918.
- La population perd quelques unités au recensement de 1921.

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mardi 30 juin 2009

T comme Thierry (Albert)

- Instituteur et écrivain français
- Montargis 1881 – Aix-Noulette (Pas-de-Calais) 1915

- Fils de maçon, Albert Thierry est un élève brillant et devient professeur à l’Ecole Normale de Versailles. Il s’investit dans la recherche pédagogique et le syndicalisme enseignant. En parallèle, il écrit des poèmes et des contes.

- Antimilitariste, il est touché par l’élan nationaliste de l’été 1914. Il est mobilisé au sein du 28e RI.
- Blessé en septembre dans le Tardenois, il reste aux mains des Allemands quelques jours avant d’être libéré lors de la contre-offensive française.

- Après quelques mois de convalescence, il revient au 28e RI comme mitrailleur à Berry-au-Bac, en janvier 1915, sur le canal de l’Aisne à la Marne.

- Il est tué le 26 mai, en Artois, lors d’une attaque allemande.

- En 1917 et 1918, on publie ses « Carnets de guerre ».

Source principale

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samedi 27 juin 2009

C comme Chaïla (Xavier)

(MAJ septembre 2011)


- Meunier / papetier et soldat français
- Brousses (Aude) 1886 – Brousses 1961

- En 1914, Xavier Chaïla travaille dans le moulin à papier de son village, que sa famille possède depuis 1877, lorsqu’il est mobilisé au 1er Hussards. Tout le début de sa guerre se passe en Lorraine. En 1916, il rejoint le 8e Cuirassiers.

- Début 1917, Chaïla est déplacé vers la région de Reims, où il assiste aux préparatifs de l’offensive Nivelle : « l’encombrement sur les routes est formidable. Par moments, on ne peut circuler tant la masse de véhicules et d’hommes est compacte. »
- Le 13 avril, il est à Guyencourt. « Dans la plaine, c’était une fournaise, on n’apercevait que fumée et éclatements. Et dire qu’il faudrait entrer dans cet enfer. »
- Le 16, le 8e Cuirassiers attaque en direction du nord-est (Chaïla aperçoit les chars qui partent à l’assaut) avec pour objectif d’être à Rethel dans la soirée. Retardé par la réaction allemande, il assiste à l’échec français et se scandalise du manque de moyens mis en œuvre pour l’évacuation des blessés. Le 17, après des heures passées à errer entre trous d’obus et restes de tranchées allemandes près de Juvincourt, il revient près de Berry-au-Bac.
- Le régiment est relevé le 28 (il séjourne sur la Marne), après plusieurs jours pénibles autour de la cote 108 et de ses explosions de mines.

- Le 21 mai, retour en ligne. Puis Chaïla bénéficie de quelques jours de permission entre le 5 et le 20 juin. Le 17 juillet, il apprend la mort de son frère cadet lors de la prise de la Caverne du Dragon.

- Début août, le régiment est relevé et va passer plusieurs mois à l’est de Reims, autour de la Pompelle.

- Au moment où il est envoyé combattre contre l’offensive allemande dans la Somme, en mars 1918, Xavier Chaïla est évacué à cause des oreillons. Quand il revient, c’est pour participer à la résistance en bordure de la forêt de Villers-Cotterêts puis aux combats de Coeuvres début juin.


- L’Audois finit la guerre dans la Ruhr. Démobilisé en mars 1919, il revient dans son village et remet en état le moulin à papier, dont l’activité a cessé pendant son absence.

- En 1997 est publié C’est à Craonne, sur le plateau … Journal de route 1914-15-16-17-18-19 de Xavier Chaïla (présenté par Sandrine Laspalles), recueil de ses notes mises en forme pour en faire un récit continu.http://www.blogger.com/img/blank.gifhttp://www.blogger.com/img/blank.gif



A consulter : le site du CRID 14-18

Le site du moulin de Brousses

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jeudi 25 juin 2009

C comme Condé-sur-Aisne

- Village situé à la confluence de l’Aisne et de la Vesle, au pied du versant sud du Chemin des Dames et du fort de Condé.
- 360 habitants

- Condé-sur-Aisne est un village d’un peu moins de 500 habitants en 1914, stratégiquement situé. Les Allemands l’occupent en septembre 1914 et parviennent à résister aux Français, profitant de leur position sur les pentes. Ceci explique la présence allemande dans cette partie de la vallée de l’Aisne, confortée après la prise de Vailly au début de 1915.

- Objectif non prioritaire, Condé est pris par les troupes françaises dans la soirée du 16 avril, qui profitent du retrait organisé des Allemands vers les hauteurs du Chemin des Dames.

- Des combats violents s’y déroulent à nouveau en septembre 1918. Quand ils se terminent, la population a énormément chuté : elle n’est encore que de 208 personnes en 1921, beaucoup ayant choisi de reconstruire ailleurs, dans les villes du département.

- Le village subit de très gros dégâts. L’église Saint-Pierre et Saint-Paul, tout comme la chapelle Saint-Ouen, en grande partie anéanties, sont reconstruites et classées aux Monuments Historiques.

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mardi 23 juin 2009

D comme Duchêne (Denis)

- Général français
- Juzennecourt (Haute-Marne) 1862 – Bihorel (Seine-Inférieure) 1950

- A sa sortie de Saint-Cyr (1883), Denis Duchêne alterne postes en métropoles et dans les colonies.
- Colonel en 1914, il combat en Lorraine et devient général. Son caractère colérique le rend impopulaire dans ses troupes et attire la méfiance de l’élite de l’Armée.

- Au moment de l’offensive Nivelle, le général Duchêne dirige la 10e Armée qui intervient début mai dans le secteur de Craonne.

- Après un séjour en Italie, il prend la tête de la 6e Armée au Chemin des Dames en décembre 1917. Il décide d’y défendre avant tout la première ligne, contrairement aux souhaits de Pétain qui voulait renforcer les défenses plus à l’arrière (Duchêne le 20 mai 1918 : « combattre jusqu'au bout sur la première position. Interdire à l'ennemi de prendre pied au sud de l'Ailette et au nord du plateau du Chemin des Dames »). Mais, le 27 mai 1918, l’offensive Ludendorff enfonce le front sur des dizaines de kilomètres en quelques heures … Les réactions de Duchêne sont trop tardives ou trop hésitantes. Le 10 juin, il est limogé.

- Il retrouve un poste de commandement en 1920, jusqu’à sa mise en réserve 4 ans plus tard.

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samedi 20 juin 2009

S comme Sainte-Croix



- Village où l’Ailette prend sa source, au Nord-Ouest de Corbeny, près de la D 1044
- 130 habitants

- Sainte-Croix, 180 habitants en 1914, est en zone allemande pendant toute la guerre. Le village souffre des bombardements liés à l’offensive Nivelle puis des combats de 1918 et doit être reconstruit après-guerre, mais sa population revient rapidement après la fin du conflit.

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jeudi 18 juin 2009

G comme Gernicourt



- Village de la rive gauche de l’Aisne, à proximité de Berry-au-Bac
- 60 habitants

- En 1914, Gernicourt est peuplé d’environ 100 habitants. Le village reste en possession des Français pendant presque toute la durée de la guerre, à proximité immédiate de la ligne de front.

- Gernicourt est le point de départ de l’offensive Nivelle dans le secteur de Berry-au-Bac, le 16 avril 1917. Les ruines du village bombardé voient passer les « poilus », tel Xavier Chaïla qui décrit les difficultés de son régiment, le 8e cuirassier à pied.
- Dans les jours suivants, le village reste sous les bombes à cause de l’enlisement de l’offensive. Un calme relatif n’intervient qu’à partir du mois de mai.

- Le village est totalement anéanti par les combats. La population, absente à la fin de la guerre, s’élève à peine à 18 personnes au recensement de 1921, avant de dépasser la centaine dans les années 1930.



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samedi 13 juin 2009

G comme Gaulle (Charles de)

- Militaire puis homme d’Etat français
- Lille 1890 – Colombey-les-Deux-Eglises 1970

- Charles de Gaulle sort diplômé de Saint-Cyr en 1912 et rejoint le 33e RI stationné à Arras, sous les ordres de Pétain.
- Lieutenant en 1914, il est blessé deux fois et devient capitaine dès 1915.

- En juillet 1915, Charles de Gaulle est pendant quelques semaines au Bois-des-Buttes. Il décrit dans ses notes presque quotidiennes ce qu’il voit au front ou dans les villages proches, à Pontavert par exemple.

- A nouveau blessé à Douaumont en 1916, il est capturé et soigné par les Allemands. A cinq reprises, il échoue dans ses tentatives d’évasion et est libéré après l’armistice.
- Après la guerre, le capitaine de Gaulle poursuit sa carrière militaire.

vendredi 5 juin 2009

G comme Grelines



- Ferme aujourd’hui disparue et bois proches de Braye-en-Laonnois, en contrebas du Chemin des dames à la hauteur de la ferme Malval et du Mont de Beaulne

- Allemand depuis septembre 1914, le secteur de Grelines est attaqué dès le 16 avril 1917 par les troupes françaises venues de Moussy-Verneuil et du canal de l’Aisne à l’Oise. C’est une zone très difficile entourée de versants très pentus et parsemée de fortifications allemandes : blockhaus, barbelés, etc.
- Les Français parviennent à la lisère du bois en fin de soirée, le 16, mais il faut plusieurs jours pour s’emparer de tout le vallon, une des clefs de la prise de Braye …
- Pendant des semaines, ensuite, le ravin des Grelines est sous le feu allemand, marqué par des coups de main fréquent ; c’est un lieu redouté par les « poilus » qui y sont affectés jusqu’au repli allemand de l’automne.

- La ferme des Grelines est totalement détruite.
- Le bois des Grelines porte encore aujourd’hui l’héritage de la première guerre, dans ses creutes et les restes des blockhaus.


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mardi 2 juin 2009

F comme Ferry (Abel)

- Homme politique français
- Paris 1881 – Vauxaillon 1918

- Après de brillantes études d’histoire, le neveu de Jules Ferry devient avocat. Il est élu député des Vosges en 1909 puis en 1914 et siège au centre, au sein de la Gauche radicale.
- Sous-secrétaire aux Affaires étrangères en juin 1914, il est mobilisé tout en restant membre du gouvernement (il a auparavant fait casser la décision qui le réformait pour tuberculose).
- Il mène en parallèle son rôle de combattant (notamment aux Eparges) et de ministre puis parlementaire, cherchant à améliorer le sort des soldats et la conduite de la guerre.

- Le 8 septembre 1918, Abel Ferry est gravement blessé par un obus allemand dans les premières lignes près de Vauxaillon ; il meurt quelques jours plus tard.


- André Loez publie en 2005 ses Carnets secrets 1914-1918 dans leur version non expurgée (contrairement à la première édition de 1957), avec préface de Nicolas Offenstadt


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samedi 30 mai 2009

S comme Soupir





- Village de la rive droite de l’Aisne, proche de la D 925
- 280 habitants

- Quand la guerre commence, près de 400 personnes vivent à Soupir.


- Le village de Soupir est repris aux Allemands par la Brigade des Gardes britannique (« Brigade of Guards ») le 14 septembre 1914 et, durant des jours, des combats terribles ont lieu dans la cour de la ferme de Soupir. Des postes de secours sont établis au Château de Soupir et dans la ferme. Le village est à nouveau pris par les Allemands entre le 2 et le 6 novembre 1914.
- Il demeure très proche de la ligne de front pendant quasiment toute la durée du conflit. Soupir est dès lors presque entièrement anéanti, notamment le château qui faisait sa réputation (que l’on comparait à un « petit Chambord »).




- Les 16 et 17 avril 1917, de très violents combats opposent Français et Allemands dans tout le secteur de Soupir ; ces derniers finissent par se replier en bon ordre vers les hauteurs du Chemin des Dames. La zone devient alors plus calme pendant quelques mois …

- De retour au printemps 1918, les Allemands sont chassés par le corps d’armée italien du général Albricci début octobre.



- Seuls 134 habitants recensés à Soupir en 1921, moins de 300 en 1926, avant que la barre des 400 soit à nouveau dépassée dans les années 1930, quand le village a fini sa reconstruction.



- Soupir est un lieu de mémoire important, qui regroupe plusieurs nécropoles de différentes nationalités. Rien pourtant, comme en d’autres endroits du Chemin des dames, n’a été fait pour réellement mettre en valeur le site ni « profiter » de la présence très symbolique de tous ces combattants en ce même lieu …



- Situé dans la vallée de l'Aisne, le long de la D 925, le cimetière national de Soupir n°1 est créé par les autorités françaises à partir d'un cimetière édifié au cours du conflit à proximité d'un poste de secours. Il rassemble 7 808 corps, dont 3 088 dans 3 ossuaires. Ce cimetière militaire compte également 4 fosses collectives regroupant 266 corps qui proviennent des sites de Vieil-Arcy, Athies-sous-Laon, Glennes et de Pargny-Filain.
Le regroupement de corps provenant de divers cimetières du Chemin des Dames a été entrepris dès 1920, mais face à la découverte de nouveaux corps, la création d’une seconde nécropole (Soupir n°2) a été nécessaire en 1934. Celle-ci se situe en face de cette première nécropole, de l’autre côté de la route : 2 829 corps.
En 1954, 545 corps de combattants français décédés lors de la campagne de France en mai-juin 1940 y sont rassemblés. En 1988, les tombes de trente-trois victimes civiles belges, tuées au cours de ce conflit, sont également été regroupées dans ce cimetière militaire ; elles proviennent du cimetière communal de Laon. La nécropole de Soupir n°2 regroupe également des sépultures « vides », les corps de combattants étant occasionnellement retrouvés dans les secteurs du Chemin des Dames.



- Un cimetière allemand est édifié par les autorités françaises en 1920 afin de regrouper, jusqu'en 1924, les tombes provenant de 143 lieux différents (anciens cimetières et tombes isolées) situés dans un rayon de 30 kilomètres. Aujourd’hui, cette nécropole abrite 11 089 corps de combattants allemands dont 5 134 en tombes individuelles et collectives et 5 955 dans un ossuaire (dont seuls 794 ont pu être identifiés). Les combattants allemands inhumés dans cette nécropole ont combattu sur le secteur allant de Soissons à Reims (Chemin des Dames, Vesle, Marne) et sont morts principalement en 1914, 1917 et 1918.




- On trouve aussi à proximité une nécropole italienne (593 corps), au saillant du Mont Sapin, et un cimetière des tombes du Commonwealth (36 sépultures) ; 16 autres tombes britanniques se trouvent dans le cimetière communal.







Source principale : Mémorial virtuel du Chemin des Dames



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mercredi 27 mai 2009

P comme Parfondru

- Village au Sud-est de Laon, au pied des hauteurs qui surplombent la vallée de l’Ailette
- 350 habitants

- Parfondru est une commune de 300 habitants en 1914.
- Les Allemands l’occupent pendant toute la guerre ; c’est une base arrière pour eux, à l’abri des bombardements français.
- Les destructions sont limitées et la population chute à un peu plus de 200 personnes à la fin du conflit.

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dimanche 24 mai 2009

P comme Presles-et-Boves

- Village situé sur le canal latéral à l’Aisne, en rive gauche, face à Chavonne
- 350 habitants

- La population avant-guerre de Presles-et-Boves est d’environ 260 habitants.

- Après les combats de l’automne 1914 et l’offensive allemande sur Vailly au début de 1915, le village se trouve à proximité immédiate du front, côté français, jusqu’à l’offensive Nivelle.
- Le village souffre beaucoup du retrait allemand en septembre 1918 ; l’église en particulier est très endommagée, tandis que le château du Bois-Morin est entièrement anéanti.
- La population baisse très légèrement mais se rétablit rapidement dans les années 1920.

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samedi 23 mai 2009

S comme Suippe

- Rivière d’environ 60 km de long, affluent de l’Aisne
- Elle prend sa source à Somme-Suippe (Haute-Marne) et se jette dans l’Aisne à Condé-sur-Suippe (tout près de l’A26).

- La Suippe marque la limite orientale de la grande offensive alliée (prise au sens large) du printemps 1917, à l’Est des Monts de Champagne, près d’Auberive.

- Certains éclaireurs parviennent à proximité de la confluence Aisne-Suippe aux premières heures de l’offensive Nivelle dans le secteur de Berry-au-Bac, mais doivent rebrousser chemin ou sont tués sur place faute de renforts. La rivière reste donc en secteur allemand pendant presque toute la durée du conflit (les Alliés parviennent à la Suippe en octobre 1918).

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