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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

mardi 17 janvier 2012

M comme Marx (Léon-Roger)

- Ecrivain français
- Paris 1890 – Saint-Gilles (Marne) 1917

- En 1917, Léon-Roger Marx est caporal au 4e Zouaves. Courant mars, son unité arrive autour de Fismes préparant l’offensive à venir et aidant à bâtir l’H.O.E. de Saint-Gilles.

- Le 15 avril, Marx attend dans les creutes de Pargnan de pouvoir poursuivre – le lendemain – l’œuvre des troupes qui auront rompu le front ; mais les choses ne se passent pas comme prévu …
- Le 17, le 4e Zouaves est en première ligne au Monument d’Hurtebise et à la ferme de la Creute ; les accrochages sont nombreux jusqu’à la relève du 25.

- Après quelques jours de repos à Revillon, les Zouaves sont envoyés le 20 mai sur le difficile saillant de Deimling, lieu d’incessants combats pour conserver la possession des points hauts du plateau.
- Le 27 mai, même si la journée est officiellement « calme », le régiment subit des « rafales fréquentes d’obus de 77 et de 150 sur les tranchées arrières et sur les boyaux » qui causent la mort de 13 soldats et en blessent 17 ; Léon-Roger Marx est l’un d’eux, touché par un éclat au visage. Il est évacué vers l’H.O.E. … de Saint-Gilles mais décède le lendemain.



- Quelques heures avant d’être blessé, il a écrit une dernière lettre :
« J'ai découvert la beauté simple de cette volonté de tenir, de résister à sa sensibilité, de se dominer. Ne crois pas que cela m'ait rendu plus dur; mais j'ai été très content de voir que j'arrivais à ne plus craindre la tristesse, à ne plus me laisser noyer par elle, comme j'ai su, et je t'assure que j'en suis fier, n'avoir jamais peur du danger. Cet équilibre, je voudrais le garder toute ma vie sans pour cela que ma sensibilité s'amoindrisse....
Ne te frappe pas pour les bonnes années qu'on a passées si loin ; d'abord, la France est si belle et nous a valu une si admirable formation morale et esthétique! Enfin, nous apprécierons mieux encore notre bonheur pour avoir vu et pressenti tant de choses tristes ... tristes, tu sais.
Cette vie éreintante, je l'ai voulue et elle est celle que je devais mener.... Je me trouve, ce matin, presque calme et sans tristesse, plein de force et de clarté en moi. Je pense qu'on est heureux de se sentir valide, au pied, pour ainsi dire, de son devoir ; et vraiment rien ne me fait peur tant que je me sens fort et comme fier. »

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k554427.r=%22derniere+lettre+ecrite%22.langFR
(une erreur indique qu’il est décédé le 27 juin)


- Léon-Roger Marx fait partie des 560 écrivains décédés pendant la première guerre mondiale dont le nom figure au Panthéon, à Paris ; il est en effet cité par l’Association des Ecrivains combattants, comme le rappelle un article de La France mutilée de 1931.





Fiche MPF


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