mardi 9 septembre 2008

B comme Braine

(MAJ novembre 2010)






- Ville située sur la Vesle, à l’est de Soissons
- 2 100 habitants

- Braine et sa célèbre abbaye de Saint-Yved restent français pendant presque toute la guerre, à l’exception de quelques jours en septembre 1914 et, surtout, de plusieurs semaines en 1918.
- Fin mai de cette année-là, en effet, les Allemands s’en emparent, au lendemain de leur déferlement sur le Chemin des Dames : « Le 28 mai nous reprenions notre marche en avant, d’abord sans rencontrer l’ennemi qui semblait totalement dispersé. […] A l’horizon nous apercevions Braine, tenu par les Français qui nous arrosaient de rafales de mitrailleuses, depuis les hauteurs environnantes. Notre artillerie fit une nouvelle fois ses preuves. […] Bientôt les obus explosèrent sur les maisons de Braine et au milieu des nids de mitrailleuses. Il ne nous resta pas grand-chose à faire.
Une brève halte à Braine, et tout le monde se mit immédiatement à la recherche de nourriture. La plupart disparurent dans les maisons abandonnées. »
(Lieutenant von Hüllesheim, 2e régiment de la Garde à pied, cité par G. Lachaux, op. cit., page 162)

- Braine n’est que peu concernée directement par les combats de la guerre, même si elle est parfois bombardée par des obus à longue portée ou des avions : les destructions y sont mineures. La ville, qui s’est vidée d’une grande partie de sa population pendant le conflit, voit revenir rapidement ses habitants (1 500 habitants avant 1914, 1 600 après 1918).


- Braine est avant tout une base arrière et joue un rôle essentiel dans la logistique du front du Chemin des Dames. Plusieurs axes de communication majeurs passent par la ville. C’est le point obligé de la plupart des troupes qui vont vers le front ou en reviennent.
- « Braine, chef-lieu de canton, 1 500 habitants avant guerre, maintenant 500. […] Aux tranchées nous avons fait quelques économies et, avec mon escouade, nous décidons de souper en ville dans un petit restaurant. Après un repas copieux et bien arrosé, nous faisons ensemble une promenade autour de Braine. Pour prendre un raccourci, il nous faut passer sur une forte planche pour traverser la Vesle. Le camarade Montblanc tombe à l’eau, nous l’aidons à sortir, mais nous rions aux éclats. Nous revenons dormir dans notre cantonnement. » (Paul Clerfeuille, le 8 mai 1918 après deux mois passés près de Craonne, cité par R. Cazals)





- Au bord de la D14 en direction de Reims, la nécropole française de Braine rassemble sur une pente boisée 1 583 morts des combats du Chemin des Dames (dont 495 en ossuaire).




- On trouve aussi un cimetière des combattants danois de cette guerre (79 corps), le seul existant en France. Originaires du Schleswig-Holstein annexé par la Prusse en 1866, ils ont combattu dans l’armée allemande. Les corps ont été enterrés là à la demande des familles danoises après-guerre, en provenance de divers cimetières allemands de la région, lorsque le Schleswig est redevenu danois (la commune de Braine est jumelée depuis 1922 avec le Danemark, en particulier la ville d’Haderslev depuis 1956).



- Quelques tombes britanniques se trouvent dans le cimetière communal.




Site de la ville : http://www.braine.fr/

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1 commentaire:

benard-dubois a dit…

bombardement du 27 décembre 1916 au lavoir de braine
plusieurs victimes civiles - une jeune femme de 28 ans y trouve la mort - lucie dubois née le 5 janvier 188 à limé près de braine -
elle habite avec sa famille 7 rue du jeux d'arc à braine - quelqu'un connait'il cette triste histoire - mon grand père henri dubois m'a souvent évoqué cette soeur trop tôt
disparue - de tout coeur merci
marie