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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

samedi 27 février 2010

R comme Reims



- Ville et sous-préfecture de la Marne
- 185 000 habitants aujourd’hui (près de 300 000 pour l’aire urbaine)


- Reims est une ville de 115 habitants environ lorsque commence la guerre. C’est un centre militaire important, avec nombreuses casernes et champs de manœuvres. C’est aussi un des lieux qui a vu la naissance de l’aviation au début du siècle, et l’on trouve un aérodrome au nord de la ville.


- Prise par les Allemands, Reims est récupérée difficilement par les Français lors de la contre-offensive de la Marne. Mais le front se stabilise à proximité immédiate, ce qui place la ville à portée des obus allemands, qui la détruisent en grande partie. La cathédrale « martyrisée » (à partir du 19 septembre 1914) devient un leitmotiv chez les poilus (Etienne Tanty par exemple) et un objet de propagande chez les Français : édition de cartes postales, évocation dans les feuillets, etc.
- Le magazine Le Miroir publie plusieurs numéros sur ce thème, à grand renfort de photographies « choc ». Anatole France écrit dans Le Petit Parisien : « Pour moi, je ne cesserai d’élever ma faible voix contre les barbares qui déchirent la belle robe de pierre dont nos aïeux ont paré la France. » (Source : Joëlle Beurier, Images et violence 1914-1918. Quand Le Miroir racontait la Grande Guerre …, pages 40 à 53)


- Au printemps 1917, Reims est un front passif au milieu des combats des Monts de Champagne à l’Est et du canal de l’Aisne à la Marne à l’Ouest.
- « Reims, ville martyre… Ca avait commencé en 1914 au moment de la Marne et, depuis, les Allemands ne lui avaient jamais tourné le dos. Toute la partie nord était en secteur allemand, et, à cet endroit-là, les tranchées couraient dans la ville-même. Pour le reste, les bombardements successifs, en particulier celui du moment, avaient rasé les maisons à la hauteur du premier, maximum du deuxième étage. Et les déblais entassés au milieu de la rue formaient un remblai qui atteignait à peu près la hauteur du premier étage. On ne pouvait passer que dans des boyaux creusés au ras des maisons. Les Allemands concentraient leurs tirs sur la cathédrale, parce qu’ils savaient qu’en haut des tours il y avait des postes d’observation et que la neutralité n’était pas toujours respectée par nous. » (Louis Maufrais, J’étais médecin dans les tranchées, page 271 ; le lendemain, 1er mai, il assiste à l’incendie de l’hôtel de ville, dont il photographie les ruines)



- Seuls 25 000 habitants sont présents quand le conflit se termine ; il n’y a que 77 000 personnes recensées en 1921, et le chiffre de 1914 n’est atteint qu’avant la deuxième guerre mondiale.
- Reims est presqu’entièrement détruite. En juillet 1919, le président Poincaré vient remettre la légion d’honneur à la « ville martyre ».




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