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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

dimanche 21 novembre 2010

V comme Vassogne


- Village des pentes sud du Chemin des Dames, proche de la Caverne du Dragon et de la Vallée Foulon
- 60 habitants

- Vassogne est repris difficilement par les Français le 13 septembre 1914 après la contre-offensive alliée de la Marne.
- "L’arrêt
(18 septembre -28 octobre)
La mission confiée au 4e Zouaves a été glorieusement remplie. Bien qu'il n'ait pu déboucher à Hurtebise, ni se maintenir à Ailles, une ligne solide s'organise sur les crêtes Nord de la Vallée Foulon, où nous abordons le Chemin des Dames.
On commence à parler de secteur de bataillon. De Paissy à Vassogne, des tranchées de soutien sont creusées. Les hommes font l'apprentissage de ces travaux de terrassement, qui vont désormais sillonner nos plaines et les marquer comme d'une blessure, de la Mer du Nord à l'Alsace.
On passe les nuits à manier le pic et la pelle et tandis qu'une ligne de tirailleurs tient les hauteurs avancées, des compagnies stationnent en soutien dans les creutes ou se creusent, dans la vallée, des abris individuels.
On connaît maintenant les jours de garde et l'heure des relèves. II y a des périodes de repos dans les villages de Jumigny, Moulins, Pargnan; mais quel repos ! Le bombardement n'est guère moins intense que sur la ligne des tranchées. De nuit et de jour, même en dormant ou en jouant aux cartes, on attend l'obus de surprise et il y a des morts. Les distributions, qu'on fait à Troyon, Vassogne restent difficiles. L'ennemi devine nos habitudes et harcèle nos convois. Malgré son tir on circule et l'on travaille. Ainsi passe cette fin de septembre."

(Historique du 4e Zouaves)

- De par sa position, relativement à l’abri grâce aux pentes du plateau de Paissy, et grâce à ses nombreuses creutes, le territoire de Vassogne devient une zone de stationnement majeure des soldats français. Sur ces pentes, au nord, on trouve un « village nègre » et un funiculaire permettant d’acheminer le matériel vers les premières lignes du plateau.



- Au printemps 1917, les tirs d’artillerie allemands qui répondent à la préparation de l’offensive Nivelle anéantissent le village, qui n’était jusque là « que » très endommagé.
- « Les obus tombent sur les ravins, sur les tranchées, sur le ravitaillement, dans les villages voisins : Paissy, Oulches, Vassogne. Ces villages sont détruits et complètement en ruines. L’église de Vassogne est encore debout, mais sans toiture. » (Paul Clerfeuille, 12 mars 1917, cité par R. Cazals)




- Le village est vidé de sa population à la fin des combats, alors qu’il comptait environ 140 habitants avant-guerre ; en 1921, 43 habitants sont recensés (chiffre qui double cinq ans plus tard et s’approche de la centaine dans les années 1930).
- La Reconstruction, parrainée par le Puy-de-Dôme, se fait dans le cadre de la coopérative de Beaurieux ; la plupart des maisons sont remises à leur propriétaire en 1925.

- Pendant toute la guerre, trois cimetières occupent le territoire de Vassogne : le cimetière militaire français, le cimetière de la fontaine et le cimetière du village. Les tombes sont transférées dans les années 20 vers la nécropole de Soupir. Les seules tombes militaires aujourd'hui situées dans le cimetière communal sont des sépultures britanniques. (Source : Base Mérimée)




A noter : Vassogne abrite depuis 2010 un Musée de l’outil ancien grâce aux efforts de Stéphane Bedhome, historien travaillant notamment sur la reconstruction des communes du Chemin des Dames.

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1 commentaire:

pitou a dit…

Mon grand-père était originaire de Vassogne; j'y suis allé 2 fois, sans jamais pouvoir trouver l'emplacement de l'artillerie lors de l'offensive du 16 avril; si quelqu'un pouvait me renseigner ?
merci