vendredi 27 novembre 2009

C comme Croix-sans-Tête



- Plateau qui est une avancée de celui du Chemin des Dames, situé à l’Est d’Ostel, à quelques hectomètres au Nord de la ferme de la Cour-Soupir

- La zone est en possession des Allemands à partir de septembre 1914, les Anglais puis les Français ne parvenant pas à reprendre pied sur les hauteurs après leur contre-offensive.
- Elle est essentielle car on peut surveiller le ravin d’Ostel d’une part mais aussi, et surtout, le canal de l’Aisne à l’Oise d’autre part. La Croix sans Tête est donc parcourue par un important réseau de tranchées, constituant une deuxième ligne de défense après celle de la vallée vers Soupir : tranchées de Brody, du Courant, etc.


- C’est le 106e RI qui est chargé de « s’emparer des organisations du plateau de la Croix sans Tête » le 16 avril 1917 : il s’agit en théorie du « deuxième bond » du régiment après le franchissement de la première ligne de tranchée située à Soupir (en rouge sur la carte).



- Les soldats franchissent le bois des Gouttes d’Or mais sont stoppés sur les hauteurs par des réseaux de barbelés et des mitrailleuses.
- A 16h50, le général de la 56e DI (dont il dépend) écrit qu’ « il faut que l’offensive se poursuive avec énergie de manière à prendre pied ce soir même sur le plateau de la Croix sans Tête. » Le régiment reprend l’offensive, aidé par le seul 49e BCP ; en effet, « le 65e BCP qui devait opérer à la droite du bataillon, ne peut être trouvé. » « Les mitrailleuses continuent à tirer, l’obscurité, le terrain marécageux et boisé, rendent l’avance très difficile. Les compagnies s’organisent sur place et passent la nuit en alertes continuelles, à cause des patrouilles ennemies. »
- Le bilan du 16 avril pour le régiment est de 51 tués, 170 blessés, 36 disparus et 16 prisonniers.

- Après une nuit « relativement calme », l’attaque est censée se poursuivre le 17 mais est finalement annulée à 5h30 (« La journée se passe dans le plus grand calme, le terrain conquis est organisé. ») puis prévue à 17h30. Quelques avancées ont lieu à droite, dans le bois de la Bovette, vers la caverne de Coblentz, mais le plateau n’est toujours pas pris.
- Bilan : 19 morts, 96 blessés, 10 disparus.

- Le 18, la progression est plus efficace, notamment avec la prise de la caverne de Coblentz (environ 200 prisonniers sont capturés) et l’avancée dans le vallon d’Ostel. « Le 106e poursuit sa marche en avant, protégé par une rafale de neige, qui rend les plus grands services en masquant notre mouvement, et nous permet, sans pertes, d’atteindre la 2e position ennemie et de pousser plus loin. » Ceci entraîne un retrait allemand du plateau de la Croix sans Tête. « Tous nos éléments avancés aperçoivent sur tout le front les boches s’enfuyant dans le plus grand désordre, batteries attelées, colonnes d’infanterie sur lesquelles le feu de nos mitrailleuses est ouvert. »
- Les anciennes tranchées allemandes sont intégrées au système défensif français. Le bilan n’est « que » de 5 morts et 32 blessés.

- Le 19, le front atteint la proximité du Chemin des Dames lui-même (en bleu sur la carte). Le plateau de la Croix sans Tête et les ravins qui l’encadrent sont entièrement en possession des Français (bilan : 2 morts et 9 blessés)

- Le 106e RI est relevé par le 350e dans la nuit du 19 au 20 et va cantonner à Brenelle.



Source : JMO du 106e RI

1 commentaire:

pietro pipoli a dit…

bonjour, je suis un italien qui écrit un livre sur la Première Guerre mondiale. Le livre raconte l'histoire de soldats italiens qui ont combattu en France en 1918 et mourut en croix sans tête.
Je voudrais avoir plus d'informations et j'espère être contacté.