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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

mardi 2 septembre 2008

O comme Observatoires

(MAJ août 2010)



- De mai à septembre 1917, Français et Allemands cherchent à obtenir ou conserver le contrôle des points hauts du Chemin des Dames, les « observatoires ».


- Après l’échec de la relance de l’offensive Nivelle les 5 et 6 mai, l’état-major français renonce à l’idée d’enfoncer les lignes allemandes ou même de repousser le front sur l’Ailette, en tout cas dans l’immédiat. Il faut à présent aménager ce qui a été acquis et pousser localement pour obtenir les meilleures positions en vue de bombarder et d'affaiblir les défenses ennemies.
- « Il s’agissait de mesure le possible et de faire en sorte qu’il le fût : conserver les observatoires que nous étions parvenus à enlever au bord de la falaise entre la ferme du Panthéon et la cheminée d’aérage du canal, entre Cerny et le Poteau d’Ailles, et sur le petit éperon d’Hurtebise ; réduire les trois poches allemandes, à la ferme Froidmont, aux Vauxmerons et à la sucrerie de Cerny qui assuraient elles-mêmes des observatoires à l’ennemi ; nous maintenir sur les plateaux de Vauclerc, des Casemates et de Californie. » (R.G. Nobécourt, op. cit., page 248)
- De leur côté, les Allemands souhaitent – bien sûr – conserver leurs atouts topographiques sur les hauteurs, mais aussi reprendre possession de ceux qui ont été perdus dans les deux semaines précédentes pour ne pas être autant soumis à l’artillerie française.


- Pendant plusieurs semaines c’est donc une succession de coups de main, de bombardements localisés mais très intenses suivis d’attaques brutales (cf. R.G. Nobécourt, page 249) ; Thierry Hardier évoque une cinquantaine d’attaque et une vingtaine de contre-attaques entre le 7 mai et le 5 septembre (in N. Offenstadt dir., op. cit., page 71) Les Allemands sont les plus actifs, que ce soit sur le plateau de Californie ou le saillant de Deimling, ou encore entre Hurtebise et Poteau d’Ailles (le 31 juillet, une des plus étendues) ; ils obtiennent quelques succès, qui se comptent en mètres et en tranchées gagnées. Mais les Français améliorent leur technique défensive et limitent les pertes (on peut citer par exemple les combats autour de la tranchée de la Gargousse, près de La Royère, en août).
- Toutes ces journées « furent pour des milliers d’êtres celle de leur dernier jour, pour beaucoup de ‟bleuetsˮ celle de leur vingtième anniversaire, et pour ceux qui avaient survécu jusqu’alors un chiffre à rajouter, s’ils survivaient cette fois encore et toutes les fois qui reviendront, aux chiffres dont leur mémoire – et quelque cicatrice souvent aussi – garderait à jamais l’empreinte de feu. » (R.G. Nobécourt, page 251)


- Courant septembre, le front devient plus calme, jusqu’à ce que les Français lancent l’attaque de La Malmaison, le 23 octobre ; celle-ci entraîne le repli allemand sur l’Ailette, le 2 novembre, et donc la maîtrise totale du Chemin des Dames par l’armée française.

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