dimanche 27 mars 2011

T comme Troyon

- Ferme située entre Vendresse et Cerny-en-Laonnois, sur les pentes sud du Chemin des Dames (près du cimetière britannique).

- En 1914, Troyon est un hameau qui forme avec son voisin de Vendresse une commune depuis 1809. Il est dépassé par les Allemands dans leur marche en direction de Paris.

- Les 14 et 15 septembre, ce sont les Britanniques du Northamptonshire Regiment et du Loyal North Lancashire qui essaient de reprendre pied sur le plateau. Après l’échec automnal des Alliés, Troyon déjà en grande partie détruit se retrouve sur la ligne de front, qui longe la bordure du plateau. Ses ruines servent d’abri fragile aux Français qui guettent ou tentent des coups de main vers les hauteurs. Puis toutes les creutes et les pentes du ravin sont aménagées, une fois le front stabilisé, pour permettre aux soldats de veiller avec plus de « confort » et de sécurité. Rien ne bouge pendant plus de deux ans en ce qui concerne la ligne de front.


- Le 11 avril 1917, quand J. Tézenas du Montcel (5e R.I.C.) remonte le ravin, relativement à l’abri des bombardements allemands, et arrive à Troyon en vue de l’offensive Nivelle, « il ne reste que des tas de pierres et quelques pans de murs. »
- Pendant presque toute l’année, la ligne de front évoluant peu, le ravin de Troyon garde son rôle de base de départ pour les attaques et de première halte bienvenue pour les soldats qui reviennent du saillant de Deimling.


- Après la guerre, le hameau n’est pas entièrement reconstruit (un projet de chapelle est abandonné, l’argent prévu étant transféré vers l’église de Vendresse) ; on y trouve aujourd’hui une ferme.



Carte de juillet 1916 (110e RI, dans le JMO du 63e)

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5 commentaires:

JPRR a dit…

Mon grand oncle, Marius Raymond, du 163 ème RI a été tué le 11 août 1917 au ravin de Troyon. Avez vous des précisions sur les circonstances de cette journée et celle qui l'ont précédées.

Merci

Rolande Manescau a dit…

Mon grand oncle Pecazaux marcel a été tué le 31 aout 1917 boyau de la strypa à droite de la sucrerie de Troyon. Aucun corps, aucune inscription, rien , le vide sinon mort pour la France. C'est encore très sensible à ma génération. Je cherche..ou ?

Anonyme a dit…

Mon grand père a été bléssé à Troyon le 18 avril 1917
https://www.europeana.eu/portal/it/record/2020601/contributions_11547.html

Vincent a dit…

Mon grand oncle Henri Maximin Drogue du 6eme Regiment d'Infanterie Coloniale, 15e DIC a ete tue a l'ennemi dans le secteur de Troyon le 16 Avril 2017. Je recherche plus d'informations sur ses activites ce jour la, dans ce secteur.
D'avance, merci.

Rolande Manescau a dit…

sont-ils recensés sur un quelconque monument, une croix, ou ???? la seule chose que je sais, c'est que c'est dans le secteur de Fleury, commune n'existant plus de manière à préserver, comme d'autres communes du secteur, les restes de ces pauvres soldats.
Comme il serait utile et nécessaire au moral de savoir ou de pouvoir s'y rendre mais mon age avance et, comme sa soeur, ma grand-mère et sa mère, mon arriere grand-mère, je n'arriverai pas à combler ce vide et en faire le deuil. Ce sera toujours une douleur, meme pour les générations suivantes...un manque, un drame, la guerre. Courage à vous qui cherchez si vous etes comme moi.