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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

jeudi 10 mars 2011

T comme Taylor (Paul)

- Militaire français
- Paris 1871 – Braye-en-Laonnois 1918

- Né dans une famille d’origine britannique, le saint-cyrien Paul Taylor fait carrière dans la cavalerie. En 1914, il est capitaine au 13e Hussards, grièvement blessé lors des combats.
- En novembre 1916, il est affecté au 19e R.I.


- Fin mars 1917, il « accompagne » le repli allemand jusqu’à Laffaux.
- Pendant 3 semaines, entre le 30 avril et le 18 mai, Paul Taylor – devenu colonel du 19e – est présent sur le plateau de Paissy, où il participe à la 2e phase de l’offensive Nivelle.

- De l’automne 1917 jusqu’au printemps 1918, son régiment stationne à l’ouest du Chemin des Dames et autour de Vauxaillon
- Après avoir participé à la résistance contre les Allemands en Picardie, Taylor revient autour de Paissy et Braye-en-Laonnois le 20 avril.


- Le 27 mai 1918, il est dans son P.C. Gênes, sur la pente qui domine le canal, lorsque se déclenche la formidable préparation d’artillerie allemande préparatoire à leur offensive sur le Chemin des Dames. « Il faut tenir sur place. » L’attaque allemande est un succès immédiat ; dès 6 heures, les unités d’assaut sont au-dessus de lui et le bombardent de grenades. « Bon … vous pouvez vous replier. » Taylor et une poignée de survivants cherchent d’abord à bloquer les assaillants qui descendent des Grelines, sans succès, puis franchissent le canal. A 6h30 ils sont 80 ; deux heures plus tard ils sont 20. Le colonel refuse de se replier vers Soupir, comme on le lui suggère, et tente de rallier les ruines de la ferme du Metz, réclamant de l’aide à ses supérieurs. Mais la position est déjà occupée par les troupes de Von Boehm. « Le groupe n’est plus qu’une épave dans la marée grise qui, par toutes les pentes, inonde la vallée. Il faut se replier pour ne pas être emporté par elle. » Mais Paul Taylor résiste, même blessé. « Mes amis, ne laissez pas votre colonel aux mains des Allemands ! » Mais alors qu’on l’emporte, il est mortellement touché par une balle.
(le récit et les citations sont issus du livre de R.G. Nobécourt, pages 378-379)

- Porté disparu, Paul Taylor est enterré à Soupir avec sur sa croix la mention « Colonel inconnu ». Grâce à sa veuve, il est formellement identifié après-guerre mais repose, comme il le souhaitait, près de l’endroit où il est tombé.





Son portrait (Archives de Vendée) :
http://www.archinoe.net/cg85v4/visu_affiche.php?PHPSID=20d764fc5218b30ac04b7f3dcc51a856¶m=visu&page=1

A consulter pour plus de détails (malgré quelques inexactitudes) :
http://www.memorial-genweb.org/html/documents/col_taylor.pdf


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2 commentaires:

Anonyme a dit…

La documentation concernant le lieu de sépulture du colonel TAYLOR est assez confuse.Est-il enterré près de la ferme du METZ(combat du 27 MAI 1918)ou dans la nécropole nationale de SOUPIR(SOUPIR 1 ou SOUPIR 2 ??)Une photo trouvé sur le net indique:SOUPIR tombe 12 travée 4 16° division.JOEL joel.thierache@orange.fr

Anonyme a dit…

RECTIFICATIF de joel.thierache@orange.fr JOEL
Numéro de la tombe du colonel TAYLOR à SOUPIR:il fallait lire:13 au lieu de 12.MERCI de me lire