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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

mardi 6 janvier 2009

L comme Laon


Laon depuis le fort de La Malmaison, si loin si proche ...



- Ville et préfecture du département de l’Aisne
- 27 000 habitants aujourd’hui


- En 1914, Laon est une ville dynamique de par son rôle administratif, judiciaire et sa situation de carrefour de transports. Sa population s’élève à plus de 16 000 personnes.

- Pendant toute la guerre, Laon est aux mains des Allemands. C’est donc la vie d’une ville occupée qu’elle connaît: panneaux de signalisation en allemand, fêtes allemandes, réquisitions, travail forcé, répression et prise d’otages, etc.
- La guerre est très présente : passages de convois de prisonniers, de blessés, hôpitaux (la cathédrale abrite 600 chevaux jusqu’en mars 1917, avant de devenir un lazaret), stocks d’armes et de munitions (qui explosent parfois), bombardements aériens français.
- Les privations sont difficiles et généralisées, et l’on espère avant tout l’évacuation : il y en a 7 au total pendant le conflit.


- En 1917, Laon est l’objectif espéré par beaucoup d’officiers (mais aussi de soldats) du premier ou du deuxième jour de l’offensive Nivelle (« L’aurore du lendemain doit voir le débouché de la cavalerie dans la plaine de Laon et l’occupation par l’infanterie de la ligne Laon-Laniscourt-Anizy-le-Château » - directive du général Mangin avant le 16 avril, citée par Yves Buffetaut) …

- La guerre se rapproche début novembre 1917, avec le repli allemand sur l’Ailette consécutif à leur défaite lors de la bataille de La Malmaison. Plusieurs faubourgs et le quartier général allemand sont alors évacués. Un peu moins de 5 000 Laonnois restent dans la ville et subissent pendant l’hiver une intensification des bombardements français.


- Le 13 octobre 1918, quelques heures après que l’armée française a franchi l’Ailette du côté de Monampteuil, les Allemands évacuent Laon. Les soldats du 25e bataillon de Chasseurs à pied y pénètrent et, dans l’après-midi, le général Mangin y défile sous les acclamations. Quelques jours plus tard, le maire Georges Ermant, amené comme otage au début du mois, est libéré à Vervins.


- Après guerre, la population laonnoise revient et la ville profite de l’exode rural qui touche toute la zone (19 000 habitants au recensement de 1921). Les destructions sont assez peu importantes : la cathédrale Notre-Dame, par exemple, est relativement épargnée.
- Les hôpitaux militaires allemands fonctionnent jusqu’en 1920 pour les blessés intransportables et pour les prisonniers de guerre.



- On trouve à Laon deux nécropoles allemandes, celle du plateau Saint-Vincent ayant été supprimée en 1920 (située près des hôpitaux, dans la ville haute, elle est jugée trop ostentatoire).
- La première, dite de Laon « Bousson », est créée en 1917 : elle comprend 2 653 corps, dont certains transférés par les Français après 1918 provenant de divers petits cimetières environnants.
- La deuxième, Laon « Champ-de-manœuvre » (3 487 corps), est aménagée par les autorités françaises après 1920 près d’un ancien terrain militaire et reçoit les tombes allemandes de la ville haute et d’autres lieux.

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