(MAJ Février 2012)
- Village situé sur la rive droite de l’Aisne, sur les premières pentes.
- 750 habitants
- Beaurieux compte 620 habitants en 1914 ; c’est un village dynamique, avec une gare mais aussi un médecin, un pharmacien, un percepteur, un vétérinaire, etc.
- Il est relativement peu touché par les bombardements, car situé sur la contrepente, et les combats de la guerre – sauf lors des brèves phases de guerre de mouvement.
- « Le village est très coquet et loin d’avoir souffert comme Craonnelle. Des incendies provoqués par des bombes ont détruit pas mal de maisons. Des obus ont fait des trous assez grands dans des murs, mais dans l’ensemble le village est conservé ; d’ailleurs pas mal de civils sont encore là, qui depuis le début continuent leurs travaux. » (Arnaud Pomiro, le 31 mai 1917)
- « La relève s’est faite sans être bombardée. Nous cantonnons dans Beaurieux, dans des maisons évacuées, bâtiments, caves. Le bourg de Beaurieux, situé en haut et sur le penchant nord-est de la vallée de l’Aisne, n’est pas démoli, mais il a subi des dégâts importants par les bombardements à longue portée. Il n’y a plus que le tiers des civils par comparaison d’avant-guerre. Un obus a cassé la flèche du clocher de l’église. Beau clocher, entièrement en pierres de taille, pas de charpente, tout est en pierres. Depuis les lignes la nuit, nous entendons sonner les cloches. » (Paul Clerfeuille cité par R. Cazals, le 15 mars 1918)
- C’est avant tout un lieu de passage pour les soldats. « Nous traversons l’Aisne. Un morceau de plaine, puis la dure montée de Beaurieux. Le 6e bataillon [du 327e RI], qui y cantonne, nous regarde passer. Les pipes font sur le seuil des cantonnements des points rouges dans les groupes bleus. Quelques interjections de « pays » qui se reconnaissent au passage et animent la fin de la traversée du village en pente. » (Jacques Vendroux, La génération du feu, cité par J.F. Jagielski dans « 1918 – De guerre lasse » publié par le CG02, p. 47)
- On y installe un camp à destination des 327 prisonniers allemands faits après la prise de la Caverne du Dragon, le 25 juin 1917.
- Un cimetière français y est aussi établi pendant le conflit ; les corps sont ensuite transférés dans la nécropole de Pontavert.
- Après guerre, la population de Beaurieux retrouve rapidement son niveau antérieur (667 habitants en 1921), mais l’exode rural la touche jusqu’à la deuxième guerre.
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1 commentaires:
En complément, Beaurieux a accueilli l'escadrille SPA76 en 1917. Cette localisation permettait aux aviateurs de survoler le Chemin de Dames et de renseigner l'Armée sur les positions ennemies.
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