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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

vendredi 29 août 2008

D comme Dreyfus (Alfred)

(MAJ août 2010)


- Militaire français
- Mulhouse 1859 – Paris 1935

- Réhabilité en 1906, le commandant d’artillerie Alfred Dreyfus demande la promotion au rang de lieutenant-colonel qu’il estime méritée eu égard à ses années « perdues » à cause de sa condamnation. Face au refus de la hiérarchie, il demande sa mise à la retraite en 1907 ; il devient réserviste.
- En 1914, à 55 ans, il est mobilisé pour s’occuper de la défense de Paris, poste qu’il occupe jusqu’à la fin de 1916. Cependant il ne cesse de demander son affectation dans une unité combattante, ce qu’on lui refuse en arguant de son âge et de son état de santé.
- Les choses changent début 1917 face au besoin d’officiers après les pertes de Verdun : Dreyfus est affecté à la 168e DI comme adjoint au commandant du parc d’artillerie (le colonel Larpent, antidreyfusard virulent …).

- En mars 1917, Dreyfus arrive dans l’Aisne, près de Bazoches, pour participer à la préparation de l’offensive Nivelle : « Ai été voir le tir d’une pièce de 340 (27 km de portée) tirant sur la gare et les embranchements de Laon et d’obusiers, en batterie à 1500 m à l’ouest de notre bivouac. » (5 avril)
- Malgré les contretemps et les conditions climatiques déplorables, les objectifs sont maintenus : « Toute la nuit, grondement formidable des canons de tout calibre. Dans la nuit, je reçois les ordres pour l’offensive qui doit commencer demain. Je dois franchir l’Aisne au pont de Bourg-et-Comin et me diriger par Vendresse vers Courtecon. » (15 avril)
- L’échec de l’offensive contrarie les plans ; « nous sommes là un groupement immense sur les bords de l’Aisne. » C’est sur la rive gauche de l’Aisne qu’il passe les jours suivants, près de Vieil Arcy, sans pouvoir avancer, se contentant de ravitailler les batteries situées en rive droite.
- La nouvelle offensive lancée le 4 mai n’y change rien, « le Chemin des Dames devant nous tient toujours » ; le 12, son cantonnement devient même « intenable » et il doit se replier vers l’arrière.


- Mi-juin, Dreyfus quitte le Chemin des Dames pour le nord-est du pays. En mars 1918, il retourne à l’arrière, atteint par la limite d’âge ; il devient lieutenant-colonel de réserve.





Source principale (notamment pour les extraits de ses carnets) :
Georges Joumas in Lettre du Chemin des Dames n°17 (pages 8 à 10)

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