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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

mardi 2 mars 2010

M comme Maufrais (Louis)

- Médecin français
- 1890 – 1974

- Etudiant en médecine à Paris, Louis Maufrais est mobilisé en août 1914 au 94e RI. Il participe notamment aux combats en Argonne, en Champagne, à Verdun ou dans la Somme.


- En février 1917, Maufrais devient médecin du 2e groupe du 40e RAC et se retrouve près de Berry-au-Bac, à Gernicourt (notamment à la chapelle Saint-Rigobert) au moment de l’offensive Nivelle. « Les batteries du 40e sont disposées au bord du plateau, face à leurs objectifs – c’est-à-dire le centre de la bataille, à la hauteur de la côte 108, le mont Sapigneul, en arrière de Juvincourt. »
- Il assiste à la préparation d’artillerie française et aux réponses allemandes : « ça donne à réfléchir. On nous avait assuré de tous les côtés que nous étions fin prêts pour l’attaque. On a même construit une espèce de parc pour prisonniers entouré de barbelés, à trois kilomètres de nous. »
- Le 16 avril, il est dans Cormicy en ruines. « Tout d’un coup, le vacarme est éclipsé par l’écho d’un véritable tremblement de terre. C’est une mine qui saute sous la côte 108. Immédiatement une autre, une allemande, lui répond. Enfin, dès qu’il fait jour, vers six heures, on entend des crépitements de mitrailleuses au loin : l’offensive commence. »
- L’échec immédiat de l’offensive le cantonne dans le secteur d’Hermonville, d’où il se rend à Reims pour une visite. Il quitte le secteur à la mi-mai.


- Sa guerre se poursuit à Verdun puis dans la Somme, avant qu’il n’accompagne les soldats dans les régions libérées du Nord.

- Après guerre, Louis Maufrais devient médecin généraliste à Saint-Mandé et obtient la Légion d’honneur. A nouveau mobilisé en septembre 1939, il sert à Reims auprès de l’armée de l’air.


- A la fin de sa vie, il enregistre pour ses petits-enfants des cassettes audio qui racontent son expérience de la guerre. Sa petite-fille, Martine Veillet, en conçoit un livre publié en 2008 sous le titre J’étais médecin dans les tranchées. 2 août 1914 – 14 juillet 1919 (éditions Robert Laffont)

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