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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

mercredi 10 novembre 2010

M comme mai-juin 1940



- En mai 1940, le Chemin des Dames connaît à nouveau des combats entre Français et Allemands en conquête, même s’ils sont évidemment moins longs (puisqu’ils ne se figent pas dans cette zone, contrairement à ce qui se passe en septembre 1914).

- A partir du lancement de leur attaque, le 10 mai, les Allemands bombardent les lieux stratégiques de l’Aisne : aérodromes, gares. Les chars de Guderian qui ont franchi les Ardennes parviennent dans le nord du département le 14.
- Leur avancée est régulière, même si le 17, le colonel de Gaulle parvient à l’enrayer à Montcornet. Laon est bombardé une première fois le 19, puis atteint le lendemain.

- Toute la journée du 20, les blindés français essaient d’arrêter la progression, d’abord au sud de Laon, puis sur l’Ailette, mais doivent se replier face aux infiltrations des unités légères allemandes. Des combats ont lieu à Hurtebise, près de la ferme (une plaque sur le mur de celle-ci rappelle cet événement). Il s’agit alors avant tout de retarder l’offensive, pour permettre le repli des troupes et du matériel.
- Dans la soirée, le front se stabilise sur l’Aisne.

- Début juin, les combats reprennent de façon très intensive, notamment dans le Soissonnais et le long de la RN2, à nouveau près de l’ancien moulin de Laffaux. Le 5 et le 6, le 27e BCA subit de lourdes pertes sur les hauteurs de Soupir pour éviter le franchissement du canal de l’Aisne à l’Oise. Le 9, la rivière est franchie par les Allemands, qui foncent sur la Marne puis sur Paris.


- Même s’ils sont limités, les dégâts provoqués par ces combats existent. Des monuments construits après 1918 sont touchés, tel celui des Crapouillots.


- Des soldats, français ou britanniques, sont enterrés dans les nécropoles ou les cimetières communaux, aux côtés de ceux de la première guerre mondiale. L’immense cimetière allemand de La Malmaison (1965) regroupe les corps de soldats morts dans la région (et bien au-delà) entre 1940 et 1944.



A lire :
Lettre du Chemin des Dames° 19 (corpus photographique notamment)

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