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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

jeudi 12 janvier 2012

S comme Saint-Pierre

- Ferme située sur la commune de Merval (le long du ruisseau du même nom), en descendant vers la vallée de l’Aisne, qui donne son nom à un camp de l’armée française pendant la première guerre.
- Il s’agit de la dernière halte avant l’arrivée sur le front, ou de la première après le départ (secteur compris entre Cerny et Hurtebise). Depuis ce versant on peut observer toutes les pentes du Chemin des Dames.

- Dans la soirée du 22 août 1917, Edouard Coeurdevey (417e RI) y arrive après avoir passé Fismes. « On marche. On fait des tours, détours inexpliqués et inexplicables dans des pistes. On s’arrête devant des baraquements : “Camp Saint-Pierre.” Mais pas de casernier. Enfin, on le trouve. C’est là que l’on s’entasse, une compagnie par baraque sur de la vieille paille foulée, salie, où l’on devine la vermine. […] Les baraques Adrian n’ont pas une planche à paquetage. Pas un banc, pas une table. Les officiers ont couché sur la paille sale, comme la troupe. »
- Coeurdevey séjourne 4 jours au camp Saint-Pierre ; le ruisseau sert pour la toilette des soldats, qui améliore comme ils peuvent leur confort quotidien avant de partir vers Villers-en-Prayères.



Source : Edouard Coeurdevey, Carnets de guerre 1914-1918

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