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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

mercredi 17 décembre 2008

D comme Duhamel (Georges)

(MAJ  mai 2012)



- « J’ai bien regardé l’autoclave monstrueux sur son trône. Je vous le dis, en vérité la civilisation n’est pas dans cet objet, pas plus que dans les pinces brillantes dont se servait le chirurgien. La civilisation n’est pas dans toute cette pacotille terrible ; et, si elle n’est pas dans le cœur de l’homme, eh bien ! elle n’est nulle part. »


- Ecrivain français
- Paris 1884 – Valmondois (Val d’Oise) 1966

- Etudiant en médecine et passionné par la vie artistique, Georges Duhamel est réformé pour raisons médicales mais choisit néanmoins de s’engager, devenant commandant d’ambulances chirurgicales pendant le conflit.
- « Il faut que je vous explique ce que c’est qu’une A.C.A. Dans l’argot de la guerre, cela signifie une « autochir », autrement dit, ce qu’on a inventé de plus perfectionné comme ambulance. C’est le comble de la science, comme les canons de 400 sur voie ferrée ; ça suit des armées avec moteurs, machines à vapeur, microscopes, laboratoires, tout un outillage d’hôpital moderne. C’est le premier grand atelier de réparation que l’homme blessé rencontre au sortir de l’atelier de trituration et de destruction qui fonctionne à l’extrême avant. On apporte là les pièces les plus abîmées de la machine militaire. »


- Les 4 et 5 mai 1917, Duhamel est autour de Laffaux (« dans un secteur de combat, une position comme le moulin de Laffaux, c’est une épine au fond d’une plaie : ça entretient l’inflammation ») lors de la reprise de l’offensive Nivelle.
- Il soigne des hommes du 1er corps colonial et des cuirassiers à pied (sans doute des 4e, 9e et 11e régiments) : « Les plus beaux hommes de France avaient touché terre par centaines, et ils attendaient là, comme des statues brisées dont les restes sont encore de belles choses. »


- De son expérience il écrit deux livres, Vie des martyrs et Civilisation, prix Goncourt en 1918 (dont les citations présentes ici sont issues). Revenu à la vie civile, il décide de se consacrer entièrement à sa carrière littéraire.

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