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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

mercredi 7 octobre 2009

D comme Dabit (Eugène)

- Ecrivain français
- Mers-les-Bains (Somme) 1898 – Sébastopol 1936

- Issu d’un milieu modeste, Eugène Dabit mène cependant des études et devient apprenti-serrurier. Mais il doit subvenir aux besoins de sa mère lorsque son père, réserviste, est mobilisé en 1914 (il est ouvrier dans le métro parisien).

- Il s’engage en 1916 dans l’artillerie lourde. Dépressif, il profite d’une permission à Paris pour essayer de se suicider.

- Remis de sa blessure à la jambe, Eugène Dabit participe aux combats du Chemin des Dames dans l’artillerie lourde.

- Devenu radiotélégraphiste à cause de sa blessure, il participe à l’occupation de la Ruhr.

- Après guerre, Eugène Dabit s’engage dans le pacifisme, le communisme (il participe au voyage en URSS avec André Gide) puis la lutte antifasciste tandis qu’il commence à écrire.

- En 1930, Petit-Louis romance ses souvenirs de 1917/1918 dans la zone du Chemin des Dames tandis que Dabit décrit dans « Voyages de printemps » (1936) son périple à vélo dans la région : « A ma droite, c’est Oulches, flambant neuf, méconnaissable, l’Oulches véritable c’est celui que je conserve précieusement dans mon souvenir, monceau de ruines. Une large vallée s’étend, avec des espaces verts ou nouvellement travaillés, des boqueteaux, des pentes douces, puis raides, qui viennent finir au Chemin des Dames. C’est cette crête qui se dessine finement sur le ciel, le Chemin des Dames. Je ne l’ai jamais vu comme aujourd’hui, parce que jamais je ne me suis tenu debout là où je suis, immobile, nous passions en vitesse, prêts à nous allonger contre terre. »

- En 1939 on publie ses souvenirs de guerre, Le Mal de vivre. Il y dénonce notamment les commémorations à caractère nationaliste : « Et jamais ne m’a paru plus pitoyable la comédie que les hommes font jouer à d’autres hommes que devant le monument qui s’élève en face de la ferme d’Hurtebise. […] Jamais monument plus stupide, symbole plus dangereux, plus trompeur, disons plus ignoble que celui qui montre un jeune “Marie-Louise” donnant la main au “Bleuet” de 1918. »



Source principale : Antoine Calagué, « Commémorer un échec ? Le Chemin des Dames au miroir de Verdun », in N. Offenstadt (dir.), op. cit., page 290

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