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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

samedi 6 novembre 2010

A comme Aérostiers

(Tombe d'un aérostier français dans le cimetière de Bligny - Marne)



- En 1914, la France doit réorganiser en urgence les compagnies d’aérostiers dissoutes en 1911 ; en effet, les Allemands se montrent largement supérieurs grâce à leurs Drachens dans cette nouvelle guerre de position et d’artillerie où l’observation est si importante. La tâche est confiée en particulier au capitaine Saconney
- On produit alors 7 ballons captifs par mois au début de 1915, 30 au début de 1917 et 319 en août 1918.

- Au Chemin des Dames en 1917 (contrairement à la Somme l’année précédente par exemple), les Français n’ont pas la maîtrise du ciel ; ils doivent alors ruser, augmentant le nombre de ballons par section et alternant les ascensions de 2 engins pour garder une certaine permanence.

- Les risques sont grands, les ballons étant une proie facile pour l’artillerie et surtout l’aviation ennemie (128 morts pour l’aérostation pendant la guerre, dont une moitié d’observateurs).
(sources : Isabelle Dumielle, 1914-1918. Au-dessus des lignes ; voir aussi http://aero.rigollot.com/aero1418verint.htm)


- Le 5 avril 1917, alors qu’il est près de Bourg-et-Comin dans la perspective de l’offensive Nivelle, le médecin Lucien Laby assiste à la scène suivante : « A la tombée de la nuit, un Aviatick arrive à toute vitesse sur un ballon-saucisse, presque au-dessus de nous. Avant qu’elle n’ait le temps de descendre, il en fait le tour en la mitraillant, à balles explosives : elle s’enflamme et descend brusquement. On paierait cher pour avoir un pareil spectacle ! Les deux observateurs sautent tour à tour de la nacelle, descendent en bolides… puis leurs parachutes s’ouvrent… ; la saucisse alors les rattrape et on voit les pauvres bougres flanquer des coups de pied pour tâcher de descendre plus vite, car s’ils sont pris dans la colonne de flammes, ils sont perdus. L’un d’eux passe si près du feu qu’on tremble pour lui. Il ne s’enflamme pas, heureusement. Mais le vent les pousse chez les Boches. Ils jettent alors leurs papiers, leurs photos, etc. Ils réussissent à atterrir près des lignes. (Quelques jours plus tard, on a vu le même coup mais l’Aviatick a fait demi-tour et a tué à la mitrailleuse les deux observateurs sans défense) » (page 226-227)


- Léon Crémière (né à Fontainebleau en 1884) est quant à lui lieutenant au 1er Groupe d’Aérostation chargé de l’observation du champ de bataille.
- Le 1er mai 1917, son ballon est incendié par un avion allemand ; pour se sauver, il saute en parachute mais s’écrase aux abords de Chassemy et décède.
(Fiche MPF)


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