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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

lundi 31 mai 2010

L comme Lefebvre (Gaston)

(MAJ septembre 2011)




- Soldat français
- Lille 1896 – Vannes 1957

- Trop jeune pour être mobilisé en août 1914, le lillois Gaston Lefebvre voit les Allemands occuper sa ville. Il la fuit en octobre pour rejoindre l’armée française ; en mai 1915, il est incorporé au sein du 73e RI.

- Jusqu’en octobre, Lefebvre est à proximité de Craonne puis de Berry-au-Bac, secteurs relativement « calmes ». « Le 2 juin 1915, avant le point du jour, ma compagnie en relève une autre dans le bois de Beaumarais, à un kilomètre environ de la première ligne. Les abris de notre section étant infects, le lieutenant nous en fait faire un nouveau par escouade. Nous creusons une fosse d’environ un mètre quarante de profondeur, assez longue pour qu’une dizaine d’hommes puissent s’y coucher. En plein bois, le travail est rendu pénible par les racines. […] Les nuits suivantes, non seulement nous amenons des piquets et du barbelé, mais nous les posons en avant et en arrière de la première ligne de tranchées. Ce travail est fort périlleux, car il faut frapper sur les piquets. Nous avons beau amortir le bruit avec des sacs à terre pliés et posés sur le piquet que l’on enfonce, les boches nous entendent et tiraillent dans notre direction. » (cité par G. Lachaux, op. cit., page 55)

- Il est blessé le 26 octobre, puis retourne au front à Verdun où il est à nouveau blessé, très gravement (amputé d’une jambe), ce qui lui vaut une évacuation définitive.


- Dix ans après la guerre, il reprend ses carnets et publie en 1930 Un de l’avant : carnet de route d’un poilu, 9 octobre 1914 – 27 novembre 1917. « L’auteur a complété, grâce à la rééducation professionnelle, une petite instruction primaire “ que les souffrances morales et corporelles des tranchées et le chloroforme de six opérations consécutives à ses blessures ” lui avaient fait oublier. Il a ensuite, “ avec la seule aide de sa mémoire et d’un carnet de poche en partie déchiré par un éclat d’obus ”, reconstitué les faits précis auxquels il a directement participé. »
(Voir le Journal des mutilés et combattants, décembre 1930 (page 4), sur le site de la B.N.F.)



(Merci à son petit-fils, Denis)

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1 commentaire:

lefebvre a dit…

J'ai lu ce que vous écrivez sur Gaston Lefebvre... qui était mon grand-père.
Pour que votre notice soit un peu plus complète, je vous signale qu'il est décédé à Vannes le 6 décembre 1957.
Bien cordialement.

Denis Lefebvre