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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

dimanche 18 octobre 2009

H comme Hurtebise (monument)


- Monument rendant hommage à la fois aux soldats de 1814 (les « Marie-Louise ») et aux combattants de la première guerre mondiale, inauguré le 30 octobre 1927.

- En 1914, sur suggestion du notaire Tordeux de Beaurieux et selon des plans de Georges Ermant, architecte maire de Laon, est érigé sur l’isthme d’Hurtebise un premier monument à l’occasion du centenaire de la bataille de Craonne, menée par Napoléon. Il se trouve à proximité de l'actuel parking de la Caverne du Dragon, à quelques centaines de mètres du monument actuel. On peut y lire : "Héros obscurs n'ayant pas de tombeau / Frères, gardez dans la mort l'espérance / De voir un jour des Français vos amis / Couvrir de fleurs cette terre de France / Où pour toujours vous êtes endormis".
- Le 13 septembre, le zouave Eugène Geyer (cité par R.-G. Nobécourt) y poursuit les Allemands : « A proximité, sur le monument des Marie-Louise, il y avait des gerbes de fleurs desséchées. »
- Mais le front se stabilise à proximité, et dès le 17 il est détruit par les premiers bombardements sur le Chemin des Dames. Des tranchées allemandes sont alors construites dans la zone …



- A partir du 16 avril 1917, on se bat sur son emplacement pendant plusieurs mois. Le 4e Zouaves s’en « empare » le 19 ; le 25, la Garde impériale tente une attaque, repoussée. Et ainsi se poursuivent offensives et contre-offensives autour de la position.

- Le 25 juin, quand les soldats français partent à l’assaut de la Caverne du Dragon, « la stèle des Marie-Louise de 1814, c’est toujours “le monument” qu’on prend, qu’on perd et qu’on reprend, comme s’il était toujours intact parmi ces cratères, comme si seulement un petit tas de pierres brisées indiquaient au moins qu’il se trouvait là. Il n’en subsiste rien qui ne soit de la poussière confondue, malaxée avec cette terre mille fois retournée, des cailloux broyés avec ceux que mille éruptions ont arrachés au socle de la falaise, avec des ossement réapparus. » (R.-G. Nobécourt, op. cit., page 264)




- Après-guerre, on décide d’ériger un nouveau monument (suggéré par Henri Rillart de Verneuil), qui fait l’objet d’une importante cérémonie d’inauguration, le 30 octobre 1927. Il est réalisé par Maxime Real del Sarte, après souscription de l’Union Nationale des Combattants. Sur une plaque de marbre est écrit : « A la vaillance / de la / jeunesse française / Marie-Louise de 1814 et Bleus de 1914 / unis dans la même gloire ».
- Il déclenche aussi de violentes critiques, notamment celles d’Eugène Dabit et des pacifistes.

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