- Villages fusionnés en une seule commune de la rive droite de l’Ailette, près du lac de retenue.
- 150 habitants
- Avant 1914, les villages de Colligis et de Crandelain-et-Malval (distants d’environ 1 kilomètre) forment deux communes séparées. Ils sont assez prospères, grâce à la vigne – malgré le déclin de celle-ci – et aux carrières. Chaque village compte environ 150 habitants quand la guerre éclate.
- Dès septembre 1914, la zone est aux mains des Allemands ; elle fait partie de leur système de défense (aménagement des carrières). La population de Crandelain est évacuée immédiatement, celle de Colligis au début de 1917. Le château de Laminière à Colligis abrite l’état-major du général Kühn.
- Les villages subissent des bombardements intenses en vue de l’offensive Nivelle, en mars-avril 1917. Le front se rapproche encore d’eux après le repli allemand sur l’Ailette à l’automne, mais il devient peu actif jusqu’en mai 1918.
- Les deux villages sont libérés par les soldats français le 10 octobre 1918.
- Après la guerre, le village de Crandelain (plus touché que son voisin) est voué à la disparition : plus de 40% de son territoire est classé en Zone rouge en 1922. Mais l’acharnement des habitants permet la reconstruction partielle du village, avec le soutien de la ville d’Haguenau et du Puy-de-Dôme notamment. La très belle église Saint-Martin de Crandelain, en grande partie détruite par les bombardements de 1917, est classée aux Monuments Historiques et elle aussi reconstruite. Seuls 30 personnes sont revenues au recensement de 1921 (50 dix ans plus tard).
- Colligis est rebâti (les travaux s’étalent dans les deux cas jusqu’au début des années 1930) selon un plan qui reprend la disposition des bâtiments avant la guerre (l’église Saint-Nicolas est déplacée); il ne reste de cette époque que la porte d’entrée du cimetière et la fontaine située sur la place du village. La population est de 85 habitants en 1921, 130 en 1931.
- Bien que fusionnés en une seule commune en 1923, Crandelain et Colligis sont donc toujours physiquement séparés.
- Les carrières de Colligis (au nord du village, dans le Bois retondu) sont classées aux Monuments Historiques. On y trouve des traces rupestres faites à différentes époques : carriers depuis le XVIe siècle, réfugiés des villages en 1814 ou 1870, et surtout soldats allemands entre 1917 et 1918.
Source principale : Inès Guérin – Base Mérimée
1 commentaires:
In the 1950's I was fortunate enough to stay with M. Henri Riche in Colligis who told me tales of the occupation during the WWI as well as the reconstruction. I believe his son still lives in the village, I made friends of him several years ago. He also may be able to add information.
Enregistrer un commentaire