Mises à jour



Bonjour à tous ceux qui viennent consulter ce dictionnaire.
Ces quelques mots pour vous informer que j'ai commencé une mise à jour de certaines des entrées, qui seront mises en ligne d'ici peu.
Merci à tous ceux qui m'ont laissé ces derniers temps des commentaires et informations qui me serviront à ces mises à jour.

Gil Alcaix


dimanche 1 février 2009

M comme Mairet (Louis)

- « On voudrait être durable … on partira peut-être sans avoir fait quelque chose de bien. »

- Soldat et écrivain français
- Paris 1894 – Craonne 1917

- Etudiant brillant (il est admissible à l’ENS en 1914), Louis Mairet est mobilisé et appartient successivement aux 39e et 127e RI, participant aux batailles de la Somme et de Verdun entre autres.

- A partir de décembre 1916, il est sous-lieutenant au 8e RI, aux côtés de Paul Dubrulle notamment, et se retrouve au Chemin des Dames dans l’attente de l’offensive Nivelle (bois de Beaumarais, le 8 avril).
- Louis Mairet meurt dans l’attaque vers les bastions de Chevreux, près de Craonne, le 16 avril 1917.

- En 1919 on publie ses souvenirs de guerre dans Carnet d’un combattant, qui s’arrête à la veille de sa mort, le 15 avril.


- « La raison se perd devant le spectacle d’une lutte scientifique où le progrès sert au retour de la barbarie, devant le spectacle d’une civilisation qui se retourne contre elle-même pour se détruire. »


- « Le soldat de 1916 ne se bat ni pour l’Alsace, ni pour ruiner l’Allemagne, ni pour la patrie. Il se bat par honnêteté, par habitude et par force. Il se bat parce qu’il ne peut faire autrement. Il se bat ensuite parce que, après les premiers enthousiasmes, après le découragement du premier hiver, est venue, avec le second, la résignation. Ce qu’on espérait n’être qu’un état passager [...] est devenu une situation stable dans son instabilité même. On a changé sa maison contre un gourbi, sa famille contre des camarades de combat. On a taillé sa vie dans la misère, comme autrefois dans le bien-être. On a gradué ses sentiments au niveau des événements journaliers, et retrouvé son équilibre dans le déséquilibre. On n’imagine même plus que cela puisse changer. On ne se voit plus retournant chez soi. On l’espère toujours, on n’y compte plus »
http://www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2002-2-page-95.htm

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