Mises à jour



Bonjour à tous ceux qui viennent consulter ce dictionnaire.
Ces quelques mots pour vous informer que j'ai commencé une mise à jour de certaines des entrées, qui seront mises en ligne d'ici peu.
Merci à tous ceux qui m'ont laissé ces derniers temps des commentaires et informations qui me serviront à ces mises à jour.

Gil Alcaix


mardi 28 février 2017

V comme Voir l'ennemi



- La première guerre mondiale est un conflit où les contacts directs – « sensoriels » –  avec l’ennemi sont très rares. En dehors des rares attaques qui débouchent sur des combats rapprochés, on ne voit presque jamais les hommes qui sont en face, dont les armes et les organisations défensives sont au contraire omniprésentes. La chose est encore plus vraie pendant les périodes dites calmes, au moment de la guerre de position.
- C’est donc un événement rare que d’apercevoir d’assez près des soldats du camp adverse, que l’on  prend soin de noter dans son journal même quand on n’est pas le témoin direct. Ainsi, Henri Rouillon (94e RIT), en poste près de Vénizel, note le 7 mars 1916 dans son bilan de la journée : « Nuit très froide. Glace, brouillard. A 1 heure, les Boches envoient quelques fusées sur notre tranchée. A 8 heures, Moreau voit un Boche qui se montrait en face de nous. C’est le Mardi Gras, supplément de vin. » (Source : Un dessinateur et un comte dans la Grande Guerre. Journaux croisés)

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jeudi 9 février 2017

P comme Pays muets



- Expression employée le 29 septembre 1915 par l’artilleur Raoul Banet-Rivet pour évoquer la vallée de l'Aisne, alors secteur calme, marquée par plus d’un an de guerre (dans ses Notes 1914-1919. Journal de guerre).
- « Du moulin de Roucy, ou je monte chaque jour, on découvre toute la vallée, parsemée de rares villages, morne comme un désert : pas un être humain. Cela fait penser aux " Pays Muets " de Vigny. De l'autre côté, se dressent des côtes boisées que voilent, par instant, des nuages blancs échevelés par le vent et dont les lambeaux se confondent avec la fumée des obus. »


- Alfred de Vigny utilise cette expression à la fin de son poème La Maison du berger, publié en 1864.
A lire en intégralité sur le site de la BNF : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10567566/f17.image

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