Mises à jour



Bonjour à tous ceux qui viennent consulter ce dictionnaire.
Ces quelques mots pour vous informer que j'ai commencé une mise à jour de certaines des entrées, qui seront mises en ligne d'ici peu.
Merci à tous ceux qui m'ont laissé ces derniers temps des commentaires et informations qui me serviront à ces mises à jour.

Gil Alcaix


dimanche 10 janvier 2010

V comme Vauclair (forêt)

(MAJ novembre 2011)





- « Nous pouvons espérer que nos descendants verront, à la place du paysage chaotique actuel des plateaux de Californie et des Casemates, une magnifique forêt de 1 000 à 1 200 hectares qui s’étendra de Craonne à Ailles, sur le plateau et jusqu’à l’Ailette » (Jacques Ratineau et Maurice Gaillot, L’Agriculture dans l’Aisne, 1929)


- Forêt domaniale exclue de la vente des biens de l’abbaye en 1790, devenue propriété de l’Etat et gérée aujourd’hui par l’ONF

- En 1914, la forêt de Vauclerc (orthographe ancienne) mesure 317 hectares. Elle est au cœur des combats pendant toute la guerre, située en quasi-permanence sur la ligne de front.
- En effet, après stabilisation du front en septembre 1914, les Allemands s’y installent durablement, bâtissant fortifications (casemates), réseaux de communication et tunnels en grande quantité. Les bombardements y sont permanents, surtout au printemps 1917 lors de l’offensive Nivelle ; les dégâts sont alors considérables pour la forêt, qui n’en est déjà plus une.

- Début novembre 1917, après le repli allemand sur l’Ailette voisine, les Français reprennent possession de l’intégralité des lieux. C’est par exemple le cas de Paul Truffau, le 4. « Je suis descendu dans la clairière des frères Anciaux. La forêt de Vauclair, très clairsemée, masque à peine l’ennemi. Terrain sableux, jonché de branches brisées, avec, un peu partout, des abris détruits par les Boches, sautés ou effondrés. Ils y ont laissé des inscriptions : ‟Amusez-vous bien sur nos positions. Au revoir, et bonne chance !ˮ Et celle-ci, d’une brutalité de soudard : ‟Appelez-nous Boches, cochons, salops… En attendant, nous … vos femmes.ˮ Erré un moment dans la forêt. Tout ce revers nord du Chemin des Dames, qui nous était inconnu depuis trois ans, ressemble aux Hauts-de-Meuse, suite de promontoires à pic. » (1914-1918. Quatre années sur le front, page 172)



- Après la guerre, la forêt est entièrement reconstituée. Les trous et tranchées ne pouvant être tous comblés, on se contente de créer une desserte (laies et layons) et des pare-feux (après des incendies en 1920 et 1921) : « laie de Californie », « laie des Casemates », etc.

- Grâce au classement du plateau de Californie en zone rouge, la superficie de la forêt est multipliée par 3 : elle est aujourd’hui de 1 039 hectares.



Source principale : Lettre du Chemin des Dames HS n°2



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