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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

dimanche 30 juin 2013

B comme Bains-douches


source: SHD

- Le 3 décembre 1914, « le Capitaine commandant la [3e] compagnie [du 18e bataillon du 2e régiment du Génie] accompagnant le Colonel du Génie et le Directeur du Service de Santé étudie à la sucrerie de Hautes Rives une organisation de douches. Les ouvriers de l’usine et les sapeurs de la Cie 15T du Génie commencent l’organisation des douches. »

- La sucrerie de Hautes Rives, créée en 1858, est située en rive gauche de l’Aisne, en bordure du canal latéral, à l’est de Villers-en-Prayères et au sud d’Oeuilly, toute proche du front à partir de l’automne 1914. Son activité cesse lorsque les combats s’installent dans la région.


- La 4e section de la compagnie 18/3 du 2e RG se met au travail dès le 4 décembre, aménageant les douches. Le chantier dure quatre jours. Le 7, « les 1ère et 4e sections procèdent à l’essai des douches. La température étant reconnue légèrement insuffisante, il est procédé à un complément d’organisation au moyen d’une locomotive. Le fonctionnement est, ainsi, satisfaisant (température de l’eau : au départ : 40°, à l’arrivée : 32°. L’installation fonctionne entre 7h et 11h et entre 13h et 17h à raison de 150 hommes à l’heure soit 1 200 hommes par jour. »


- La sucrerie de Hautes-Rives, qui retrouve son rôle premier après-guerre, ferme en 1997.




JMO (Source: SHD)

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lundi 24 juin 2013

V comme Vieil-Arcy



- Village de la rive gauche de l’Aisne, près de Bourg-et-Comin
- 170 habitants

- Dès après la reconquête alliée de septembre 1914, Vieil-Arcy occupe une place stratégique sur les pentes qui dominent la vallée de l’Aisne et le secteur de Soupir. Rôle encore accentué après la poussée allemande dans cette zone en octobre et novembre.
- Le 15 de ce mois, le 84e RI y est au repos. A 21 heures, « 3 obus allemands de gros calibre tombent sur Vieil-Arcy : 2 d’entr’eux font effondrer, en éclatant dedans, 2 maisons dans lesquelles étaient cantonnés la 3e section de mitrailleuses, ½ section de la 11e Cie et quelques hommes de la 10e. Immédiatement on organise les secours et on en retire à grand ’peine une quinzaine d’hommes blessés que l’on évacue immédiatement. De nombreux cadavres restent pris dans les décombres : l’obscurité et le peu de solidité de murs et plafonds à demi détruits empêchent les sauveteurs de les dégager la nuit. » A minuit deux nouveaux obus tuent presque tous les hommes de la 10e compagnie qui cantonnent dans une autre maison.
- Le 16, le 84e RI enterre 51 cadavres dans le cimetière avant que les survivants remontent en première ligne.
Source (voir aussi)

- Dans les mois suivants, c’est le 267e RI qui séjourne longuement à « Vieux-Rassio » (surnom donné dans le journal de tranchée de l’unité, Marmita)


-  En mars-avril 1917, Vieil-Arcy est une base importante dans le cadre de l’offensive Nivelle, notamment en ce qui concerne l’artillerie.
- C’est ainsi que le commandant Alfred Dreyfus séjourne pendant plusieurs jours dans le village, espérant la percée, sans jamais pouvoir franchir l’Aisne.

- Les Allemands occupent à nouveau la région entre fin mai et début octobre 1918, moment où de nouvelles destructions se produisent, notamment pour l’église.
- Près de 300 personnes vivent à Vieil-Arcy quand la guerre débute. Le recensement n’en comptabilise que 179 en 1921 (le chiffre remonte dans les années suivantes).


jeudi 13 juin 2013

M comme Monnet (Georges)



- Homme politique français
- Aurillac 1898 – Ivry-sur-Seine 1980

- En 1916, le jeune bourgeois Georges Monnet interrompt ses études parisiennes pour s’engager dans le conflit. Il est affecté comme sous-lieutenant dans l’artillerie.

- « Il choisit, en 1918, de se consacrer à la terre, aptitude symptomatique d’une génération choquée par le premier conflit mondial. Il suit les cours de l’Institut national agronomique, puis achète une ferme au cœur de la zone rouge. » Comme l’écrit le journal Le Coq rouge en 1930, « il a préféré les travaux exténuants des champs à la vie facile de la grande ville. Le lendemain de sa démobilisation, il arrivait à Celles-sur-Aisne, en plein Chemin des Dames. Rien encore n’était reconstruit. La terre ravagée par quatre ans de guerre affirmait par tous les obstacles qu’elle présentait, qu’elle ne voulait plus nourrir les hommes qui l’avaient ainsi abîmée. Georges Monnet s’installa dans une baraque en bois. Il acheta 250 hectares de terre : Monnet devient en effet propriétaire de la ferme (totalement ruinée) de Chimy, qu’il entreprend de remettre en valeur. Les premières années sont difficiles puis les résultats commencent à arriver.
- C’est à Chimy qu’il accueille son ami Roland Dorgelès lorsque celui entreprend la rédaction du Réveil des Morts.

- En parallèle, le jeune homme s’engage en politique : en 1925, il devient maire de Celles-sur-Aisne puis adhère à la SFIO, pour le compte laquelle il devient député en 1928. Monnet devient ministre de l’Agriculture du Front Populaire (c’est lui qui conduit la voiture dans laquelle Blum se fait agresser par les Camelots du Roi en février 1936).



Biographie sur Wikipedia 

Source principale (notamment pour les citations) : Edouard Lynch, Moissons rouges : les socialistes français et la société paysanne durant l’entre-deux guerres (1918-1940)

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