vendredi 17 mai 2019

B comme Billy-sur-Aisne


- Village proche de l’Aisne, à l’est de Soissons
- Environ 1 200 habitants aujourd’hui

- Avant 1914, Billy-sur-Aisne connaît une forte croissance démographique et compte environ 550 habitants quand commence la guerre.
- Après la stabilisation du front le long de la rivière à l’automne 1914, les lieux deviennent base arrière pour les troupes qui sont en première ligne à Venizel, un réseau de boyaux reliant les deux villages.
- Suivons par exemple Henry de Maillard (94e RIT) qui, le 14 mai 1915, se dirige vers Billy via Septmonts après quelques jours de formation à Hartennes. « Après une dure montée de 1 800 mètres, nous débouchons tout à coup au sommet d’un plateau d’où se découvre un vaste panorama. Face à nous sont les hauteurs de Crouy : nous sommes en pleine vue des Boches. Des artilleurs nous en préviennent, et nous indiquent un chemin défilé pour nous rendre à Billy. Nouvelle descente raide à travers bois et nous atteignons les premières maisons du village presqu’avant que l’ayons aperçu. Billy est, en effet, caché dans les bois comme un nid dans un épais buisson. Aussi, malgré sa proximité des lignes a-t-il peu souffert, et la plupart de ses maisons sont habitables. » (Un dessinateur et un comte dans la Grande Guerre. Journaux croisés, Edhisto, 2016)

- Après avoir conservé ce rôle pendant les offensives de 1917, le village est occupé par les Allemands entre fin mai et début août 1918.
- Au recensement de 1921, 460 personnes habitent à Billy-sur-Aisne ; la croissance démographique interrompue par le conflit reprend rapidement.

jeudi 9 mai 2019

B comme Belhumeur (François-Ferdinand)


- Militaire français
- Tart-le-Haut (Côte d’Or) – Pierrefonds (Oise) 1918

- Capitaine puis commandant au sein du 334e RI (164e DI), François-Ferdinand Belhumeur est promu lieutenant-colonel à la tête de son unité le 25 mars 1916.
- Il est donc présent au Chemin des Dames entre mai et octobre 1917, combattant sur les plateaux au nord de Craonne, puis autour d’Hurtebise (participation à la reprise de la caverne du Dragon), enfin au nord de Reims à partir de la fin de l’été.

- A la dissolution du régiment, le 25 avril 1918, Belhumeur rejoint le 165e RI.
- Le 14 septembre, au cours de l’offensive générale du général Mangin, il mène la manœuvre sur les hauteurs de Laffaux dans l’objectif de s’emparer des creutes qui bordent le plateau, versant nord, pour permettre la progression vers l’Ailette.  La résistance allemand est acharnée ; vers midi, le lieutenant-colonel François-Ferdinand est « mortellement blessé en arrivant à la tête du ravin d’Allemant » par un éclat d’obus alors qu’il vient constater les résultats de l’offensive (il décède le 16, dans une ambulance de l’Oise).

- En 1930, Jean Marot, qui fut son adjoint, lui consacre un ouvrage, intitulé tout simplement Belhumeur.




Sources :





mardi 16 octobre 2018

M comme Marine

Traces visibles de la guerre en 1929 au sud de Berry-le-Bac (source IGN)


- Le bois de la Marine se situe au sud-ouest de Berry-au-Bac, aujourd’hui en arrière de la Nécropole nationale (cote 90 sur les cartes IGN).

- Dès la stabilisation du front à la mi-septembre 1914, le bois joue un rôle essentiel dans le secteur. Dans un premier temps, il sert fréquemment de P.C. aux états-majors des unités présentes près de Berry, ainsi que de zone de premier secours.
- A partir du mois d’août 1915, en lien avec sa proximité avec la Cote 108 et la guerre des mines, le bois de la Marine est utilisé comme centre d’instruction pour les écoutes par géophones ; on y creuse donc des tunnels pour tester hommes et matériel.
- Au printemps 1917, il voit se multiplier les batteries venues préparer l’offensive Nivelle ; le bois de la Marine est donc fortement contrebattu par les Allemands, devenant de moins en moins sûr tandis qu’il se dégarnit …



- A noter qu’un boyau de la Marine part du bois pour rejoindre celui du Tortillard, qui longe une voie ferrée étroite allant de la ferme de Moscou jusqu’à Cormicy.