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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

mardi 28 février 2017

V comme Voir l'ennemi



- La première guerre mondiale est un conflit où les contacts directs – « sensoriels » –  avec l’ennemi sont très rares. En dehors des rares attaques qui débouchent sur des combats rapprochés, on ne voit presque jamais les hommes qui sont en face, dont les armes et les organisations défensives sont au contraire omniprésentes. La chose est encore plus vraie pendant les périodes dites calmes, au moment de la guerre de position.
- C’est donc un événement rare que d’apercevoir d’assez près des soldats du camp adverse, que l’on  prend soin de noter dans son journal même quand on n’est pas le témoin direct. Ainsi, Henri Rouillon (94e RIT), en poste près de Vénizel, note le 7 mars 1916 dans son bilan de la journée : « Nuit très froide. Glace, brouillard. A 1 heure, les Boches envoient quelques fusées sur notre tranchée. A 8 heures, Moreau voit un Boche qui se montrait en face de nous. C’est le Mardi Gras, supplément de vin. » (Source : Un dessinateur et un comte dans la Grande Guerre. Journaux croisés)

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