vendredi 27 mars 2009

B comme Bohéry


- Ferme, bois et carrières proches de la Malmaison

- En septembre 1914, les Allemands parviennent à se maintenir sur les hauteurs de Bohéry et à repousser la contre-offensive alliée. Ils s’y maintiennent pendant plus de 3 ans.

- Après le repli consécutif à l’offensive Nivelle, la zone de Bohéry accueille la première ligne allemande ; les carrières (près de 800 mètres de long sur 300 mètres de profondeur environ) sont fortifiées et aménagées dans un but défensif, au sommet de la pente qui mène au ravin de Jouy.
- Dès cette date, la ferme est totalement anéantie (elle n’apparaît plus sur les cartes des JMO).

- Le 23 octobre 1917, dès le début de la bataille de La Malmaison, les carrières sont dépassées (notamment avec l’aide des chars) puis prises dans l’après-midi par le Régiment d’infanterie coloniale du Maroc, dirigé par le colonel Debailleul.


- Après guerre, la ferme de Bohéry est reconstruite.




- En 1934, à l’initiative de l’Association des anciens combattants du régiment d’infanterie coloniale, un monument est érigé sur les bords du Chemin des Dames en hommage au bataillon marocain, sculpté par Roland Rombaux.

mercredi 25 mars 2009

R comme Rhullier (Eugène)

- Ecrivain français
- Sailland (Drôme) 1881 – Cuiry-les-Chaudardes 1917

- Avant 1914, il vit en Haute-Garonne
- En 1917, Eugène Rhullier est capitaine au 3e Régiment d’Artillerie coloniale.
- Il meurt le 6 août 1917 près de Cuiry-les-Chaudardes, à la ferme de La Fontaine du Viviers, lors d’un bombardement ennemi sur sa position.

dimanche 22 mars 2009

C comme Condé (fort de)


- Fort dominant l’Aisne, au-dessus de Condé

- Le fort est construit après la défaite contre la Prusse, dans le cadre de la fortification des nouvelles frontières de la France (il appartient à la deuxième ligne de défense de Paris). La majeure partie du chantier est achevée en 1883 et le fort reçoit ses premiers occupants (500 hommes du 67e RI) en 1885.
- Devenu inutile à cause de l’évolution de l’artillerie, le fort de Condé est déclassé en 1912.

- Les Allemands entrent dans le fort (sans combats) le 1er septembre 1914. Lors de la contre-offensive consécutive à la victoire de la Marne, les Alliés s’en emparent mais ne parviennent pas à le garder.
- Les Allemands l’utilisent comme base pour leur artillerie et comme poste de surveillance de la vallée (un immense phare y est installé).

- Les troupes françaises prennent le fort évacué par les Allemands le 17 avril 1917.

- A nouveau théâtre de (brefs) combats en 1918, le fort est en grande partie ruiné ; il est désarmé en 1927.

- D’abord centre de désobusage, il devient ensuite carrière pour les habitants de la région avant d’être racheté par la commune de Chivres-Val. Mis en valeur, il est ouvert au public depuis 2003.


Le site du fort




Vue vers le Chemin des Dames (Nanteuil) depuis le fort

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jeudi 19 mars 2009

C comme Cuiry-les-Chaudardes



- Village proche de Beaurieux, dans un méandre de l’Aisne (rive droite)
- 40 habitants

- Les 90 habitants de Cuiry-les-Chaudardes se retrouvent à proximité du front, côté français, après la contre-offensive alliée qui chassent les Allemands en septembre 1914.

- Le village est un point de départ pour l’offensive Nivelle, concentrant d’importantes forces d’artillerie. Il est aussi intensément bombardé.
- C’est à Cuiry que les chars d’assaut se regroupent avant puis après l’attaque vers Juvincourt.

- De nouveaux combats ont lieu dans le secteur en 1918, accentuant les dommages matériels.


- Il faut donc reconstruire Cuiry, notamment son église Saint-Gervais-et-Saint-Protais, classée aux Monuments historiques en 1922. La population est en baisse après le conflit (70 habitants au recensement de 1921).

mardi 17 mars 2009

P comme Ployart-et-Vaurseine

- Hameau proche du château de la Bove et de la D 1044
- 20 habitants

- En 1914, Ployart-et-Vaurseine est une commune éclatée d’une centaine d’habitants, qui comprend les hameaux de Ployart, Vaurseine et le moulin qui porte le nom de ce dernier.

- Les Allemands s’emparent de toute la zone en septembre 1914 et, après l’échec français, en font une base pour leur artillerie. Celle-ci est très efficace au moment de l’offensive Nivelle, lorsqu’il s’agit de bombarder Hurtebise ou Craonne.
- Ployart n’est libéré par les troupes italiennes que le 13 octobre 1918.

- Le village a beaucoup souffert des bombardements : les destructions sont nombreuses, l’église Saint-Pierre-aux-Liens et la tour fortifiée (toutes deux classés aux Monuments historiques dans les années 1920) sont fortement endommagées.
- Il n’y a plus que 47 habitants recensés en 1921, chiffre qui ne remonte guère dans les années suivantes (l’exode rural accentuant les effets de la guerre).

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lundi 16 mars 2009

J comme Juvincourt-et-Damary

- Village situé entre l’A26 et la D 1044 et entre Berry-au-Bac et Corbeny, de part et d’autre de la Miette
- 380 habitants

- Juvincourt compte environ 570 habitants en 1914, lorsque la zone est occupée par les Allemands. Ceux-ci la fortifient et réquisitionnent les ressources disponibles.
- Le village se trouve à proximité de la ligne de front et subit des bombardements intenses.

- Juvincourt est l’un des premiers objectifs de l’offensive des chars qui attaquent vers Berry-au-Bac, le 16 avril 1917. Si cette attaque échoue, si l’offensive s’enlise (certains soldats de la 9e DI parviennent cependant à la 2e ligne allemande, aux abords des habitations), le front se rapproche encore du village début mai.

- Entièrement détruit, Juvincourt est adopté par le Cantal et reconstruit dans le cadre d’une coopérative, parfois difficilement (l’église Saint-Rémi et Sainte-Preuve n’est achevée qu’en 1933). La ferme Damary, située quelques hectomètres plus au Nord, est aussi reconstruite.
- La chute de population est très nette à Juvincourt : il n’y a encore que 300 personnes recensées en 1921 (près de 500 à la fin des années 30).


- A proximité du village se trouve aujourd’hui un centre d’essai automobile.


Base Mérimée
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vendredi 13 mars 2009

H comme Hanotaux (Gabriel)

- Historien et homme politique français
- Beaurevoir (Aisne) 1853 – Paris 1944

- Diplômé de l’Ecole des Chartes, enseignant, Gabriel Hanotaux commence une carrière politique. Il est député de l’Aisne en 1886, directeur de cabinet de Jules Ferry puis ministres des Affaires étrangères en 1894 et 1896. La diplomatie est en effet son domaine de prédilection et son activité est importante : politique africaine, rapprochement avec la Russie, contacts avec les Etats-Unis, refus de l’esprit de Revanche.

- En parallèle, il poursuit ses recherches et ses publications, qui lui valent d’être élu à l’Académie française en 1897 : biographie de Richelieu, Histoire de la France contemporaine, etc.

- En 1906, très attaché à l’Aisne, il achète une superbe demeure (un ancien vendangeoir du XVIIIe siècle) à Pargnan.
- Lorsque la guerre fait ses premières destructions dans la région, il écrit Les villes martyres. Les falaises de l’Aisne (1915) puis L’Aisne pendant la Grande guerre ainsi qu’un guide des Circuits des champs de bataille de France, histoire et itinéraires de la Grande guerre (1919).

- Après 1918, il participe à la mise en place de la Société des Nations tout en continuant d’écrire sur la guerre (mais aussi sur la colonisation en Afrique).

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mercredi 11 mars 2009

L comme Lattre de Tassigny (Jean de)

- Militaire français
- 1889 Mouileron-en-Pareds (Vendée) – Paris 1952

- Sorti de Saint-Cyr en 1911, Jean de Lattre de Tassigny choisit la cavalerie et obtient sa première citation dès 1914 après 2 blessures, puis la Légion d’Honneur.

- Avec le 93e RI, le futur maréchal participe dans l’infanterie à la « poursuite » de l’armée allemande lors de l’opération Albérich puis à l’offensive Nivelle début mai 1917 dans le secteur de Cerny (attaque contre la sucrerie) / Troyon (il est à cette date capitaine).
- Après un intermède près de Saint-Quentin, il revient en septembre près d’Ostel et prend part à l’offensive d’octobre dans le secteur des fermes d’Hameret et du Panthéon.

- Plusieurs fois décoré, ses qualités le font remarquer : Jean de Lattre de Tassigny entre à l’état-major de sa division fin 1917. C’est le début de sa brillante carrière …

samedi 7 mars 2009

C comme Celles-sur-Aisne



- Village des bords de l’Aisne (rive droite), près du fort de Condé
- 210 habitants

- Le recensement de 1911 comptabilise 238 habitants à Celles-sur-Aisne.
- Le village est en possession des Allemands de septembre 1914 à avril 1917.
- Il est pris par les Français dans les premières heures de l’offensive Nivelle, l’objectif immédiat étant le fort de Condé, sans résistance acharnée des Allemands qui se replient sur les hauteurs.



- La population a énormément chuté quand se termine la guerre ; seules 150 personnes vivent dans un village encore en ruines, en 1921 (Celles retrouve sa population antérieure dans les années 1930).

jeudi 5 mars 2009

T comme Toty


- Ferme aujourd’hui disparue

- En 1914, la ferme Toty est située entre Aizy-Jouy, La Malmaison et les Vauxrains. Elle est aux mains des Allemands à partir de début septembre, qui résistent à la contre-offensive française.

- En avril 1917, le front s’en rapproche considérablement avec l’attaque française, qui parvient à Aizy-Jouy ; il ne reste plus rien, alors, de la ferme Toty.
- Sa prise est bien plus facile que prévue : le 24 mai, deux officiers des 49e et 69e BCP chargés de sa conquête y mènent une reconnaissance. Ils constatent que les Allemands ne la fréquentent que par intermittence ; c’est ainsi que les soldats français peuvent la nuit suivante organiser un réseau de tranchées intégrant les ruines des bâtiments. (source : R.G. Nobécourt, op. cit., pages 259/260)

- Entièrement détruite, la ferme Toty n’est pas reconstruite.

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mercredi 4 mars 2009

R comme Roucy

- Village de la rive gauche de l’Aisne, proche de Pontavert
- 340 habitants

- En 1914, Roucy est depuis peu le point de départ de la ligne du Chemin de fer de la Banlieue de Reims qui va vers Corbeny et relie les habitants du Chemin des Dames à la ligne Reims-Rethel. Sur les hauteurs se trouve le château féodal des comtes de Roucy, reconstruit en partie au XIXe siècle.

- Français pendant tout le conflit (sauf quelques jours en septembre 1914 et quelques semaines à l’été 1918), Roucy souffre beaucoup de la proximité du front et des bombardements allemands de 1917 puis de la contre-offensive alliée de la fin de la guerre.
- Le village et ses creutes sont une base d’observation, de départ (ou de repos) vers le front du Bois-des-Buttes ; ainsi, une mutinerie y éclate en mai 1916, au sein du 96e RI (celui de G. Apollinaire), et 4 soldats y sont fusillés, le 23 (source : Lettre du Chemin des Dames, HS n°1).

- Les destructions sont importantes en 1918 : les maisons et l’église sont reconstruites dans le cadre d’une coopérative, pas le château.
- La population de Roucy passe de 460 à moins de 280 habitants entre les recensements de 1911 et 1921.


- NB : C’est à Roucy qu’Yves Gibeau s’installe en 1979 et finit ses jours.

lundi 2 mars 2009

L comme Lecup (Albert)

- Soldat français
- Bapaume (Pas-de-Calais) 1891 – 19??

- Fils d’ouvrier, Albert Lecup travaille très jeune et progresse rapidement dans l’échelle sociale, devenant clerc de notaire puis comptable, enfin industriel. C’est un militant socialiste et antimilitariste très engagé.

- Mobilisé en 1914, il participe pourtant aux combats de façon jugée très efficace, notamment à Verdun.
- Sergent-major au 8e RI, Albert Lecup combat dans le secteur de Craonne et des bastions de Chevreux le 16 avril 1917.

- Après-guerre, Lecup s’engage dans la vie municipale à Arras (conseiller municipal en 1945), et écrit des livres d’histoire locale.

- En 1974 paraît Avant le dernier cantonnement, ses souvenirs du premier conflit mondial.

Source: CRID et http://michel.pacary.club.fr/l-l.htm

samedi 28 février 2009

L comme Laffaux


- Village proche de la N2, au Nord de Soissons
- 150 habitants

- Environ 200 personnes vivent à Laffaux avant la première guerre ; le village est situé en bordure de plateau, sur les premières pentes. Situé sur une voie ancienne et stratégique, Laffaux a vu plusieurs batailles se dérouler sur son territoire.


- Le 16 avril 1917, Laffaux se trouve sur la ligne de front, côté allemand ; en janvier 1915, la population restée après l’invasion allemande a été évacuée vers Avesnes-sur-Helpe (59) et le village a été considérablement fortifié, accueillant notamment des nids de mitrailleuses difficilement expugnables.

- La 2e Division d’Infanterie coloniale s’empare du village le 19 avril (22e RIC) après une attaque venue de l’Ouest, depuis Neuville-sur-Margival. Mais les combats se poursuivent pour la prise du moulin tout proche, et la zone est très disputée jusqu’à la bataille de La Malmaison. Le « saillant de Laffaux » devient synonyme d’enfer pour les combattants des deux camps et provoquent plusieurs mutineries.
- De nouveaux combats acharnés ont lieu sur le site fin mai et, surtout, en septembre 1918.


- Le village, totalement détruit, est reconstruit à quelques hectomètres de son emplacement originel, sur le plateau. Cette reconstruction est particulièrement difficile, malgré les aides venues des Pyrénées-Orientales, d’Alsace et surtout de la ville de Cholon en Indochine. En effet, le président de la coopérative qui en est chargée, Guyot, et l’entrepreneur engagé pour les travaux, Santi Garibaldi (petit-fils de Giuseppe, le héros de l’indépendance italienne), détournent une partie des fonds à leur profit ; les vices de construction sont nombreux, les plaintes multiples et le chantier est même suspendu temporairement en 1925. Guyot est démis, tandis que Garibaldi disparaît sans laisser de nouvelles …


- Laffaux est peuplé de 116 habitants en 1921 (130 en 1926). Il obtient la Croix-de-guerre en 1921.







Source principale : N. Offenstadt, « “Voyageur, souviens-toi du moulin de Laffaux”. Laffaux, village-mémoire 1917-2004 » in N. Offenstadt (dir.), op. cit., pages 373 à 381

vendredi 27 février 2009

K comme Klingebiel (Jean)

(MAJ mars 2012)





- Poète français
- Bordeaux 1892 – La Ville-aux-Bois 1917

- Médecin-aide major au 4e RI, il meurt le premier jour de l’offensive Nivelle lors de la progression difficile des soldats le long de la Miette, près de La Ville-aux-Bois.
- Il est aujourd’hui inhumé dans la nécropole de Berry-au-Bac.


- En 1918 sont publiés ses Cahiers, qui regroupent textes et lettres de l’auteur.

- Jean Klingebiel fait partie des 560 écrivains combattants morts pour la France dont les noms figurent au Panthéon.


Fiche MPF
(source SHD)

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mercredi 25 février 2009

V comme Venizel

- Village des bords de l’Aisne (rive gauche), très proche de Soissons, à l’Est
- 1 400 habitants

- Environ 350 personnes vivent à Venizel quand les Allemands l’occupent, début septembre 1914.
- Les troupes anglaises récupèrent le village à la fin du mois, occasionnant les premiers dégâts. Les bombardements allemands sur ce lieu, stratégique de par son pont, sont fréquents pendant plusieurs semaines (en décembre, le village est incendié).
- La poussée allemande de janvier 1915 (bataille de Crouy ou « affaire de Soissons) transporte le front sur l’Aisne : Venizel est donc au cœur des combats pendant plus de 2 ans. Vidé de sa population, le village est entièrement anéanti.

- L’opération Alberich dégage Venizel de la ligne de front ; il devient base de départ ou de repos pour les soldats français lors de l’offensive Nivelle et voit passer les colonnes de prisonniers. Après la victoire de La Malmaison, le maire obtient même de pouvoir faire reboucher les tranchées et enlever les barbelés pour pouvoir reprendre les cultures.

- Après l’offensive allemande de mai 1918, Venizel connaît à nouveau des combats lors de la reconquête alliée, en octobre.

- Une centaine d’habitants rentrent dans Venizel détruit, qui commence une lente et difficile reconstruction. Le recensement donne 342 habitants à Venizel en 1921.


Source principale (à consulter pour plus de détails)

lundi 23 février 2009

S comme Sainte-Berthe


- Chapelle proche de la Royère, au-dessus de Filain et de la vallée de l’Ailette

- Une première chapelle est construite au XIIe siècle, détruite par les Russes en 1814. Un nouvel édifice est bâti en 1871 sur l’initiative de la famille Leduc, propriétaire de la ferme de la Royère.
- C’est un lieu de pèlerinage très fréquenté : à sa proximité se trouve en effet une source réputée pour guérir les fièvres.

- Début mai 1917, les troupes françaises parviennent à proximité de la chapelle, qui reste pendant plusieurs mois en plein sur la ligne de front : 294e RI (celui de l’aspirant Laby).
- Le 23 octobre, des combats très durs ont lieu dans cette zone après une offensive du 238e RI (une plaque commémore ce fait d’armes). Les troupes françaises sont bloquées par les Allemands, parviennent à progresser finalement, même peu. Le retrait sur l’Ailette laisse toute la zone, anéantie, aux Français.

- La chapelle est reconstruite en 1927, sur l’initiative de madame veuve Leduc.


Eté

Hiver

dimanche 22 février 2009

M comme Méplain (Anatole)

- Poète français
- Montaignet sur l’Andelot (Allier) 1891 – Berry-au-Bac 1917

- Anatole Meplain, soldat au 8e Cuirassier, meurt à la côte 108 le 21 avril 1917, tué par une explosion de mine allemande.
- On publie à titre posthume ses Œuvres de jeunesse.

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samedi 21 février 2009

C comme Chermizy-Ailles



- Village de la rive droite de l’Ailette, proche de la forêt de Vauclair et (aujourd’hui) du plan d’eau
- 70 habitants

- Près de 200 habitants vivent dans les deux villages avant 1914.

- La zone est entièrement occupée par les Allemands jusqu’en octobre 1917, date à laquelle ils se retirent sur l’Ailette. Chermizy reste en leur possession, tandis que les ruines d’Ailles redeviennent françaises.
- Les bombardements français sont intenses, avant le 16 avril puis pendant plusieurs semaines dans le courant de l’été.
- De nouveaux combats ont lieu en 1918, notamment en septembre lors de la contre-offensive alliée.

- Après guerre, l’Etat classe le territoire d’Ailles en zone rouge et rattache le village à la commune de Chermizy (1923), qui récupère donc les dommages de guerre. Ceci permet la reconstruction des bâtiments, entièrement détruits, notamment du lavoir-abreuvoir (Société coopérative d’Aizelles, Aubigny, Sainte-Croix, Chermizy et Bouconville). Le village est aidé par Monaco et la Tunisie mais la reconstruction est très lente et tous les projets ne sont pas menés à bien avant la deuxième guerre. L’église Sainte-Evence est achevée en 1927, sur les hauteurs du village.
- Il n’y a que 120 habitants recensés à Chermizy en 1921.

mercredi 18 février 2009

N comme Neuville-sur-Ailette



- Village de la rive droite de l’Ailette, aujourd’hui proche du lac formé par la retenue sur la rivière.
- 80 habitants

- Jusqu’en 1935, le village s’appelle Neuville-en-Laonnois
- Il compte environ 100 habitants avant 1914.

- Occupé par les Allemands, Neuville est à quelques kilomètres du front, qui se rapproche encore après le repli allemand sur l’Ailette à l’automne 1917.

- Le village est entièrement détruit par les combats et reconstruit en pierres du pays. Sa population est divisée par 2 lorsque se termine le conflit (puis environ 80 habitants dans les années 30).



- Le Center Parcs de la vallée de l’Ailette, inauguré en septembre 2007, est à cheval sur la commune de Neuville et sur celle de Chamouille.

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dimanche 15 février 2009

L comme La Malmaison (ferme)





- Ferme aujourd’hui située au bord du chemin des Dames, près de l’Ange gardien

- Avant 1914, l’immense ferme de La Malmaison est située légèrement en contrebas du plateau, sur le versant Nord. C’est une ancienne propriété de l’abbaye Notre-Dame de Soissons. « Entièrement construit en pierre de taille, l'ancien logis, long de cinq travées, était une imposante maison pourvue d'un étage. De nombreux bâtiments en constituaient les dépendances. Un pigeonnier à section carré occupait l'entrée de la propriété. Une mare, entourée d´un mur bas, prenait place au centre de la cour fermée. La ferme était approvisionnée en eau grâce à une machine hydraulique à mouvement perpétuel permettant la remontée d'une partie des eaux de la vallée. » Inès Guérin, Base Mérimée)

La ferme avant 1914


- Contrôlée par les Allemands, la ferme est un des premiers objectifs des Français le 16 avril 1917. Ils ne la prennent pas (le front est stabilisé un kilomètre au Sud environ), mais elle subit ses premiers gros dégâts.
- Elle est entièrement détruite lorsque commence l’offensive qui porte son nom, le 23 octobre de la même année, et qui entraîne sa prise par le 31e Bataillon de Chasseurs à Pied dès 5h45 (une demi-heure après le départ de l’assaut) : « le PC du Bataillon est dans la cave de la ferme, le fanion flotte sur ses ruines » (JMO du 31e BCP).

La ferme en ruines


- La ferme de La Malmaison est reconstruite à son emplacement actuel (un peu plus au Sud de son emplacement originel) par Harmel, industriel textile de Reims, qui y fait élever des moutons. Elle ne respecte pas le modèle à cour carré, le plus fréquent dans la région du Chemin des Dames, et possède un plan original pour la région.