mercredi 8 octobre 2008

M comme Mazel (Olivier)

- Militaire français
- 1858 - 1940

- Officier de cavalerie, général de brigade en 1910 puis général de division en octobre 1914, il commande la Ve Armée au Chemin des Dames en avril 1917.
- Evincé le 22 mai, il retrouve des responsabilités importantes en dirigeant la 4e Région militaire en 1918/1919 avant de rejoindre la réserve en 1920.

O comme Ostel


- Village à mi-chemin entre le Chemin des Dames et la vallée de l’Aisne, entre Vailly et Soupir. Ostel se trouve dans un fond de vallon, une « pénétrante » en contrebas du plateau, près des Observatoires.
- 80 habitants

- Après 1914, le village reste en possession des Allemands, malgré les efforts français pour récupérer le plateau entre le 6 et le 13 novembre.
- Pendant toute la guerre, un bâtiment annexe du prieuré abrite un hôpital de campagne.
- De l’autre côté du vallon, en direction de la Cour Soupir, les Allemands utilisent la carrière du Bois des Equerres-Scies (Prinz-Heinrich Höhle) comme abri depuis le début de la guerre ; elle est bombardée pendant 3 jours par les Français, ce qui provoque son effondrement le 15 avril 1917 et l’enlisement des soldats du 186e RI

- Dès le 16 avril 1917, la zone est un lieu de combats acharnés ; les Français du 172e RI finissent par prendre Ostel le lendemain puis grimpent sur le plateau vers Gerlaux, où les affrontements se poursuivent.


- Entièrement détruit, Ostel est reconstruit au même emplacement mais avec quelques modifications dans l’emplacement des bâtiments. La décision est prise en 1922, mais l’architecte (Pierre Moreaux) n’est désigné qu’en 1927, ce qui explique un retard dans l’exécution des travaux de la mairie-école et de l’église.
- En 1921, seuls 76 des 190 habitants de 1914 sont de retour. Ils sont 148 dix ans plus tard, mais l’exode rural empêche le village de retrouver sa population antérieure.

- La carrière du Bois des Equerres-Scies, murée après-guerre, est pillée et endommagée : son riche patrimoine sculptural (82 traces, allemandes surtout, mais aussi françaises et même chinoises) est dégradé.

dimanche 5 octobre 2008

C comme Californie



Article en cours de réécriture
Consulter pour plus de renseignements l'article de Guy Marival dans la Lettre du Chemin des Dames n° 27





- Plateau situé sur les hauteurs de Craonne.

- Avant la guerre, la « montagne de Craonne » est un lieu de détente, avec guinguettes, zoo et jardin de plantes exotiques. Un saloon à l’américaine, « la Californie », créé par Henry Vasnier (négociant en vins de Champagne pour la maison Pommery, qui fait planter des vignes dans la région), donne son nom au lieu.


- Le 14 septembre 1914, les soldats français en reconquête ne parviennent pas à reprendre pied sur le plateau.

- Du 17 au 20 avril 1917, des attaques sont repoussés par les Allemands, dans des conditions très difficiles. Certaines troupes atteignent le plateau mais doivent se replier, faute de soutien ou à cause des contre-offensives (le 33e RI reçoit des obus toxiques le 19, par exemple).
- Le 4 mai, le 18e RI se lance par surprise à l’attaque de Craonne puis parvient sur le rebord du plateau ; il poursuit, avec le 34e RI, l’offensive vers le Nord (en perdant 40% de ses effectifs : ce régiment est touché par une importante mutinerie le 27 mai, à Villers-sur-Fère) ; un monument rend hommage au régiment palois, à l’extrémité orientale du plateau.
- Le plateau de Californie reste pendant tout l’été une zone très disputée, où plusieurs régiments s’épuisent de part et d’autre, où des coups de main ont lieu sans cesse …
- Ce n’est que fin octobre, avec la victoire de La Malmaison, que le plateau passe entièrement aux mains des Français.


- Un camp militaire français temporaire est installé sur les flancs du plateau fin 1918, à l’emplacement du parking actuel.

- Après la guerre, le plateau de Californie est classé en zone rouge : il est laissé en l’état et reboisé, ce qui a pour effet de fossiliser les tranchées et les traces de la bataille jusqu’à aujourd’hui. Il est aujourd’hui géré par l’ONF (Office National des Forêts).



- Il a été aménagé pour être à la fois un lieu de mémoire et un lieu de promenade : parking, panorama avec informations historiques, parcours balisé sur le plateau, au milieu de la forêt. En 1998, l’œuvre d’Haim Kern, « Ils n’ont pas choisi leur sépulture », est inauguré pour rendre hommage à tous les soldats morts sur le Chemin des Dames. Le plateau de Californie constitue, associé au site de l’ancien Craonne, l’un des hauts lieux du Chemin des Dames.





- NDLA.
Le plateau de Californie est symbolique du Chemin des Dames. Il est marqué par le vide, par l’absence : aucun monument d’envergure, aucune cérémonie spectaculaire, aucun lieu de mémoire comparables à ceux d’autres champs de bataille (Ypres, Lorette, Vimy, Somme, Verdun). Il est aussi extrêmement chargé en émotions et en sensations qui, elles, parlent, disent, hurlent ce que furent les combats en ce lieu par ailleurs enchanteur. C’est un endroit où cohabitent promeneurs et tranchées non (encore) comblées, pique-niqueurs et morceaux de métal (pas totalement) enfouis, rires du présent et cris du passé.
Quoique l’on fasse, ILS y sont ; et ils sont seuls.
Le lieu est habité, par eux, pour toujours. Jamais le silence n’est aussi bruyant qu’au plateau de Californie …


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samedi 4 octobre 2008

S comme Sancy-les-Cheminots




- Village situé entre la RN2 et l’Aisne, en contrebas du plateau
- 110 habitants

- Avant 1914, Sancy compte 76 habitants.


- Le vallon de Sancy est un lieu de combats acharnés dès après la bataille de la Marne et la contre-offensive alliée de septembre ; finalement, les Allemands s’en emparent le 30 octobre 1914 et transforment l’église imposante (surtout pour un si petit village) en hôpital de campagne. Les dégâts sont déjà considérables.

- En 1917, la ligne de front se rapproche lors du retrait allemand sur la ligne Hindenburg. Le 329e RI s’empare du village le 20 avril, après d’âpres combats.
- Les nouveaux affrontements de 1918 achèvent la destruction totale d’un village dont l’emplacement n’est plus matérialisé que par un panneau « ICI FUT SANCY ». La commune est placée en zone rouge et semble vouée à la disparition.


- C’est sans compter l’acharnement de Paul Busquet, parti en 1918 à la recherche de la sépulture de son fils Lucien, mort le 5 novembre 1914 de ses blessures après avoir été recueilli par les Allemands dans l’église-hôpital. Il rencontre alors le maire de Sancy, Alexandre Cadot-Maître, qui vit au milieu des décombres. Paul Busquet, chef de bureau aux chemins de fer de l’Etat, décide de tout faire pour aider à la reconstruction du village : il lance une souscription en novembre 1919 dans le Cheminot de l’Etat, journal appartenant à la fédération CGT des cheminots, puis relayée par une feuille spécialement dédiée à cette opération ; enfin, Busquet fonde en 1920 l’Œuvre de Sancy, dont la présidence d’honneur est assurée par Louis Olivier, président de l’UNC (Union nationale des cheminots).


- Avec le soutien du Comité américain pour les régions dévastées, la reconstruction s’organise : déblaiement des ruines, réseau d’eau, construction d’une vaste mairie-école, de maisons et d’une église (grâce à l’Union catholique des personnels des chemins de fer). Des gestes spécifiques ont lieu lors des fêtes de Noël ou d’événements ponctuels.
- Une première cérémonie a lieu en 1922, mais c’est en 1925 qu’intervient le grand moment, avec l’inauguration du Jardin du souvenir, où sont regroupées les stèles en l’honneur de Lucien Busquet et de plusieurs soldats représentatifs de l’héroïsme, notamment cheminot (on y trouve aussi celle de Quentin Roosevelt, aviateur et fils du président américain Théodore, mort en 1918). 400 cheminots « montés » depuis la gare de Celles assistent à la cérémonie.





- En 1929, une décision du Conseil municipal rebaptise la commune « Sancy-les-Cheminots », en guise de remerciement à ceux qui ont permis la renaissance du village.

- Dix ans après la fin du conflit, la population de Sancy n’est pas supérieure à 40 habitants.



Sources principales :
- Christian Chevandier, « Construction identitaire et reconstruction : Sancy et les cheminots », in N. Offenstadt (dir.), op. cit., pages 382 à 392
- Site sur l'histoire de la reconstruction de Sancy

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mercredi 1 octobre 2008

C comme Canal de l'Aisne à l'Oise



- Canal long de 48 kilomètres (il débute à Bourg-et-Comin et se termine près de Chauny) qui passe sous le Chemin des Dames à la hauteur de Braye-en-Laonnois. Le canal comprend 13 écluses et 3 ponts-canaux. Il est alimenté par différents pompages et par le bassin artificiel de Monampteuil.
- Le canal est construit entre 1879 et 1889.

- Le tunnel de 2 365 mètres (parfois appelé tunnel Napoléon) sous le plateau du Chemin des Dames est construit entre 1875 et 1885 ; pendant le chantier, une gendarmerie provisoire est installée à Braye. Un terrible accident lié aux émanations de gaz a lieu en 1884 (17 morts).
- D’un point de vue économique, le tunnel n’apporte pas toutes les retombées attendues dans la région, même si son trafic est intense : il relie les ports belges et hollandais à l’Aisne et à la Marne, permettant des échanges de céréales et d’engrais.

- Le canal et le tunnel sont très endommagés lors des combats, notamment dans la zone de la ferme du Metz, de Braye puis de Pargny-Filain. Ils doivent être restaurés après le conflit (décision prise en 1925 par le ministère des Travaux publics).

M comme Metz

- Ferme disparue située entre Soupir et Moussy-Verneuil, près d’une écluse du canal Aisne-Oise. Elle comptait plusieurs bâtiments autour d’une cour centrale.

- Le 16 avril 1917, la ferme du Metz se trouve tout près de la ligne de front, côté allemand (depuis 1914). Des combats très violents s’y déroulent pendant les premiers jours de l’offensive Nivelle : le colonel Théron, qui dirige le 132e RI, y est blessé le 17 avril. Les Français s’en emparent ce jour, dans leur progression lente vers Braye.

- Détruite, la ferme du Metz n’est pas reconstruite.


B comme Bove (Château de la)


- Château situé près de Bouconvile-Vauclair, où se rendaient Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV, pour rendre visite à la duchesse de Narbonne-Lara, leur amie.

- Le nom du château provient des carrières souterraines que l’on trouve sous la propriété.

- L’édifice est en grande partie détruit après la Révolution, qui l’a confisqué à ses propriétaires. Restauré au cours du XIXe siècle par la famille Desèvre de Soissons puis par Henri Rillart de Verneuil, il est immédiatement occupé par les Allemands en 1914. Pillé et endommagé dans un premier temps, le château est entièrement détruit lors de l’offensive Nivelle par 150 obus de 370.

- Il est reconstruit après guerre par l’architecte Bonnet, en contrebas de l’emplacement originel: les travaux se terminent en 1933 (depuis 1922, les propriétaires vivent dans la maison des gardiens).




(Photo issue de la Base Mérimée)

lundi 29 septembre 2008

C comme Chavignon


- Village de la rive gauche de l’Ailette (et du canal Aisne-Oise), près de la RN2, au Nord de La Malmaison.
- 800 habitants

- Chavignon a une histoire ancienne et mouvementée, sur un axe de communication important entre Laon et Soissons : sa forteresse du IVe siècle est plusieurs fois détruite puis reconstruite.
- L’hôtel Saint-Pierre à Chavignon est le quartier général de Napoléon pendant la bataille de Laon, du 9 au 11 mars 1814.
- La vigne s’y épanouit jusqu’à la crise que traverse toute la région à la fin du XIXe siècle.

- Chavignon compte 825 habitants en 1914.
- Situé dans un lieu stratégique, Chavignon est transformé en quartier général par les Allemands (maisons numérotées, rues à noms germaniques).
- Le village est entièrement détruit par les combats, d’abord par les bombardements puis par l’offensive dite de La Malmaison d’octobre 1917, pendant laquelle les troupes françaises s’emparent du village.
- Les Allemands reprennent possession de la zone de mai à septembre 1918.

- Chavignon est classé en zone rouge (les rues sont introuvables, par exemple), mais son maire, M. Bouteille, obtient sa reconstruction, parrainée par Haïphong (540 000 francs sont donnés), dans le cadre de la Société de Reconstruction de l’Extension laonnoise. En 1927, l’essentiel des travaux est achevé.

- 60 habitants vivent à Chavignon en 1919 ; 460 en 1921.


- Le village subit encore des dégâts pendant la deuxième guerre mondiale.


Source principale : Inès Guérin – Base Mérimée

C comme Canal latéral à l'Aisne


(Le canal latéral près de Vailly-sur-Aisne)



- Canal mis en service en 1841 ; il est entièrement reconstruit après la première guerre mondiale, victime des bombardements qui visaient particulièrement ce lieu stratégique et ses ponts.

- Le canal commence à Vieux-lès-Asfeld (début du canal des Ardennes). Il est long de 52 kilomètres et s’achève à Celles-sur-Aisne, quand la rivière devient navigable. Il comprend 8 écluses.

- Les combats y sont très rudes, notamment début septembre 1918.

dimanche 28 septembre 2008

L comme Lierval

(MAJ 07/2021)


Village de la rive nord de l’Ailette

 

En 1914, Lierval compte un peu moins de 200 habitants. Située à quelques kilomètres de la ligne de front stabilisée, le long du ru du moulin d’Eduits et sur les pentes du plateau, la zone sert de base arrière aux troupes allemandes qui combattent autour de Soupir ; une partie de la population est obligée de partir dès l’automne 1914.

Après les offensives et le repli allemand de 1917, le village (totalement évacué de ses habitants le 11 mars) se trouve à proximité immédiate des combats et subit davantage les dégâts provoqués par les obus.

Le 12 octobre 1918, le 48e BCP reprend les restes de Lierval sans avoir à combattre, même si les Allemands protègent leur recul par des bombardements dans la soirée.

 

Le 18 octobre 1918, un soldat originaire de la région écrit à sa famille : « Chère Marthe et chère Gisèle :  Voici la nomenclature de mon voyage aujourd’hui. Je suis parti à cheval pour faire ce que je t’avais dit hier. Je suis passé par Lierval :  les maisons sont presque toutes démolies.  La maison Tiercelin, frère du musicien, n’est pas tombée mais traversée de part et d’autre ; la maison du maire est pareille et enfin quelques maisons qui sont restées comme ça.  L’église est démolie, enfin au pays plus loin, c'est-à-dire à notre pays. Le gros chêne est abattu et tombé sur la maison Chopart, la maison Bombard Edouard est encore debout mais assez ébréchée. […] J’arrive au petit jardin, il reste le petit pommier du côté Borgnard et le gros charlotte, l’arbre a été déraciné par un obus. Quelques cassissiers restent ; j’ai été plus loin et je suis dans le grand jardin, il reste à peu près tous les pommiers excepté le dixième en montant vers le cyprès de la mère Octaire qui est aussi déraciné […] Bons souvenirs » (cité par Stéphane Bedhome dans sa thèse Reconstruire le Chemin des Dames 1919-1939).

Au recensement de 1921, 120 habitants sont revenus dans le village.

L’église de la Nativité, classée aux Monuments historiques juste avant le conflit, est très fortement endommagée par les bombardements et doit subir une grosse restauration.


 

 

NB : c’est au-dessus de Lierval que se déroule au printemps 1917 le célèbre duel aérien entre George Guynemer et Ernst Udet, ce dernier affirmant dans ses mémoires que le pilote français l’a épargné en constatant que sa mitrailleuse s’était enrayée.

 


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T comme Trucy

(MAJ septembre 2010)



- Village de la rive droite de l’Ailette, près de Chevregny
- 140 habitants

- Trucy, village d’environ 150 habitants en 1914, est occupé par les Allemands à partir de début septembre. Il le reste jusqu’en octobre 1918.

- La population est évacuée en mars 1917 en prévision de l’offensive française, avant que les bombardements ne causent de gros dégâts dans le village. L’arbre planté pour commémorer la victoire de Toulon en 1794 disparaît sous les obus.

- Le 2 novembre, après le retrait allemand consécutif à la bataille de La Malmaison, Trucy devient zone de première ligne, directement au contact des affrontements.

- Le village est entièrement détruit lorsque la guerre se termine. L’église, classée aux Monuments Historiques en 1886, est restaurée à l’identique. Trucy est parrainé par Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) pour sa reconstruction. La population baisse fortement : 106 habitants recensés en 1921, 96 en 1926.





A lire :
http://artilleur-guerre14-18.jimdo.com/le-ch%C3%AAne-colossal-de-trucy/

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P comme Paissy (Plateau de)

« Ce long plateau ressemble à une grande botte molle : 4 kilomètres du haut de la tige au talon. Sous la plante du pied, en surplomb à pic, le village de Pargnan. […] Son église, alors flanquée de tourelles, garnie de créneaux et fermé par une herse, servit de refuge pendant les guerres diverses des XVIe et XVIIe siècles. Sur la face de la botte, Paissy, à l’extrémité de sa corniche bordée de grottes celtiques, pointe une jetée dont l’église serait le phare. Juste au-dessus du pied très cambré de la botte, une agglomération circulaire : Cuissy-et-Gény. Vieux villages de creutes auxquels leurs vins blancs donnèrent jadis quelque renommée. Quant au plateau il se mamelonne ; entre ses deux mamelons, hauts chacun de 190 mètres et larges de 2 kilomètres, il se rétrécit et retombe à 176 mètres. Sur le mamelon nord, qui correspond au genou de la botte : un arbre. Sur le mamelon sud, qui correspond au mollet : une tour. On les appelle l’arbre et la tour de Paissy. Ce n’est pas grand-chose, mais quand le paysage n’est qu’une plaine labourée ou inondée de moissons, l’arbre et la tour épinglent l’horizon et intéressent les militaires. »

R.G. Nobécourt, op. cit., page 53 (note 1)

V comme Vregny


- Village à mi-chemin entre la N2 et l’Aisne, en bordure du plateau, donc en un lieu stratégiquement important.
- 100 habitants

- Vregny est envahi par les Allemands dès septembre 1914. Après leur retrait sur la ligne Hindenburg, Vregny est contrôlé par les Français, mais à proximité immédiate de la ligne de front.
- Le village sert de point de départ aux offensives du 16 avril vers Laffaux et le fort de Condé.

- Vregny et son riche patrimoine (église, château) sont reconstruits après la guerre.

L comme Liénart (Achille)

- Homme d’Eglise français
- Lille 1884 – Lille 1973

- Bachelier en 1901, Achille Liénart entre au séminaire d’Issy-les-Moulineaux. Il fait son service militaire de 1903 à 1906.
- Bien que réformé, ils ‘engage comme aumônier militaire en août 1914 ; il participe notamment à la bataille de la Somme, et est blessé 2 fois dans les tranchées.

- Le 16 avril 1917, il est brancardier au 201e RI près de Craonne (20 des 42 brancardiers du régiment sont touchés au cours de l’offensive ce jour-là).

- Il est démobilisé en 1919.
- Prêtre à Tourcoing, proche des milieux ouvriers, il devient le plus jeune évêque de France en 1928 puis cardinal deux ans plus tard.
- Il est évêque de Lille pendant près de 40 ans et joue un rôle important au sein de l’Eglise, notamment lors de Vatican II, où il défend la libéralisation de l’institution.

vendredi 26 septembre 2008

C comme Canal de l'Aisne à la Marne

- Canal long de 58 kilomètres allant de Condé-sur-Marne à Berry-au-Bac en passant par Reims. Il comprend 24 écluses.
- Achevé en 1866, il est reconstruit après la première guerre.

- Il est sur la ligne de front entre Français et Allemands dans la zone de la côte 108 et de Sapigneul, près de la ferme du Godat.



(le canal à sa naissance, à Berry-au-Bac, près de la ferme de Moscou)

A comme Allemant

(MAJ août 2010)




- Village en contrebas du moulin de Laffaux, au nord (en direction de Pinon)
- 120 habitants

- Allemant est en 1914 un village qui perd régulièrement de la population à cause de l’exode rural mais compte encore un peu plus de 180 habitants. Il est occupé par les Allemands en septembre et devient un lieu de repos et de concentration de troupes pendant plusieurs mois, notamment au moment de la bataille de Crouy, en janvier 1915.

- Assez éloigné du front, Allemant voit celui-ci se rapprocher après l’opération Albérich (mars 1917). Au moment de l’offensive Nivelle, le village subit ses premiers bombardements importants, même si les Français ne peuvent guère progresser.

- Le 23 octobre, lors des premiers instants de la bataille de La Malmaison, le 30e RI progresse rapidement vers le château de La Motte puis descendent sur Allemant en ruines ; ils sont retardés par les mitrailleuses allemandes qui y sont postées mais parviennent finalement à dépasser le village en fin de matinée. Le lendemain, la progression se poursuit vers Pinon et l’Ailette. (JMO du 30e RI)


- Entre mai et octobre 1918, les Allemands se rendent à nouveau maîtres des lieux.


- Allemant est entièrement détruit par les combats et les bombardements. Il est reconstruit notamment grâce à l’aide du CARD (Comité américain pour les régions dévastées). Les premiers habitants reviennent immédiatement après la fin des combats, mais ils ne sont encore que 60 au recensement de 1921, 86 à celui de 1926 ; le chiffre se stabilise autour des 150 habitants lorsque la reconstruction s’achève dans les années 30.


(Photo issue de la Base Mérimée)



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jeudi 25 septembre 2008

J comme Juin (Alphonse)

- Militaire français
- Bône (Algérie) 1888 – Paris 1967

- Sorti major de sa promotion de Saint-Cyr en 1912 (la même que Charles de Gaulle), Alphonse Juin opte pour les tirailleurs algériens et séjourne au Maroc.
- En 1914, il combat sur la Marne, puis en Champagne en 1915 (il y perd en partie l’usage d’un bras).

- Le futur maréchal est au Chemin des Dames en 1917, capitaine au 5e bataillon de tirailleurs marocains d’une compagnie de mitrailleuses.

- En 1918, Juin entre à l’état-major de la 153e DI puis est détaché auprès des Américains. Après quelques mois à l’Ecole de guerre, il retourne en Afrique, où sa carrière se poursuit et progresse.

P comme Portail

- Le portail du Chemin des Dames est un site internet lancé par le Conseil général de l’Aisne qui rassemble toutes les informations à propos de ce territoire.
- Le portail est inauguré le 5 avril 2007, quelques jours avant le 90e anniversaire de l’offensive Nivelle.
- Il comprend notamment le mémorial virtuel, base de données très riche sur le Chemin des Dames.

V comme Vailly-sur-Aisne



- Ville située sur la D 925, sur la rive droite de l’Aisne, au pied du plateau du Chemin des Dames
- 2 200 habitants

- Vailly est ballotté entre les deux camps au cours de la première guerre. La ville subit d’abord les assauts allemands. Puis c’est à Vailly que les Britanniques traversent l’Aisne après la bataille de la Marne. Pris par les Allemands en 1914, la ville est reprise lors de l’offensive Nivelle. Juin 1918 : Vailly est à nouveau prise par les Allemands, puis récupérée le 15 septembre.

- Vailly-sur-Aisne est un des objectifs immédiats de l’offensive du 16 avril 1917. Mais la résistance allemande sur les premières pentes est très forte : la ville ne tombe que le 18, sous les assauts des tirailleurs sénégalais et du 355e RI.

- Pendant la bataille du Chemin des Dames, Vailly-sur-Aisne abrite un poste de secours, vite débordé.


- Le cimetière français de Vailly rassemble 1 576 corps (17 de la seconde guerre), regroupés dès 1917 à proximité du poste de secours. Ce cimetière reçut certains corps de combattants initialement inhumés à Sancy, Nanteuil-la-Fosse, Jouy, Allemant, Laffaux et au Bois-Morin (entre Vailly et Chassemy).
- A côté se trouve un cimetière britannique commencé lui aussi en mai 1917 : 677 corps.

mercredi 24 septembre 2008

I comme Inauguration

Le 22 septembre 2007, l’œuvre monumentale de l'artiste Christian Lapie, « la Constellation de la douleur », qui rend hommage aux troupes noires qui ont combattu sur le Chemin des Dames, est inaugurée à proximité de la Caverne du Dragon. Le président du Conseil général et le préfet de l’Aisne y assistent. Aucun membre du gouvernement n’est présent.
Le même jour, le Center Parcs tout proche est lui aussi inauguré. Sont présents le ministre du Travail, Xavier Bertrand, et le secrétaire d’Etat au Tourisme, Luc Chatel.